Économie – Social

111 suppressions de postes chez PSA à Vesoul : un mauvais présage dit la CGT

Par Marion Streicher, France Bleu Besançon mardi 18 octobre 2016 à 12:25

111 suppressions de postes chez PSA Vesoul (illustration).
111 suppressions de postes chez PSA Vesoul (illustration). © Maxppp - Jean Loup Cornet

PSA annonce un plan de suppression de 2133 postes en 2017. Les sites en Franche-Comté sont concernés par 111 suppressions de postes à Vesoul, 259 à Sochaux. La CGT a refusé de signer, contrairement à cinq autres syndicats.

Conformément aux négociations menées l'été 2016 dans le cadre du contrat social, la direction de PSA confirme un plan de restructuration qui prévoit, pour 2017, 2133 suppressions de postes. Dans le détail, le plan prévoit 1025 départs volontaires comme un projet professionnel vers un autre employeur, 933 congés seniors pour permettre aux salariés de partir avant l'âge légal de la retraite et 125 congés longue durée pour des salariés qui choisiraient de quitter l'entreprise pendant deux ans maximum. Selon la CGT, les deux sites francs comtois sont touchés par 259 suppressions de postes à Sochaux et 111 suppressions à Vesoul : 66 départs en retraite non remplacés et 45 départs volontaires.

On est dans la logique de la finance" - Alain Sylvestre CGT

Pour Alain Sylvestre secrétaire CGT de PSA à Vesoul , "la direction est dans la finance à tout prix, la rentabilité à court terme au détriment du social".

Dans le cadre de ce contrat social, la direction de PSA annonce un plan de 1000 embauches en CDI dans les trois prochaines années, mais Alain Sylvestre ne croit pas aux promesses : "J'ai vu dans l'entreprise un plan de 2000 embauches, mais, en même temps, 17 000 sorties." A Vesoul, depuis le dernier comité d'entreprise, 13 personnes sont sorties de l'entreprise, dont quatre licenciements.

Les volontaires sont désignés d'office"

La direction de PSA insiste sur le fait que ce plan de restructuration ne prévoit que des départs volontaires, aucun licenciement. Alain Sylvestre, le secrétaire de la CGT à PSA Vesoul n'y croit pas. Selon lui, les pressions sont constantes sur les salariés, qui finissent par choisir de partir : "Par exemple, un cariste de Vesoul qui descend de deux à 400 fois de sa machine pour étiqueter, s'il oublie une seule fois de rattacher sa ceinture, il risque la mise à pied. Dans ces conditions, dès qu'il le peut il s'en va !"

Des risques de morcellement pour PSA Vesoul

A plus long terme, la CGT de PSA à Vesoul craint un morcellement de l'activité distribution de pièces rechange, qui est la spécialité de l'usine de Vesoul. Pour Alain Sylvestre, la direction est en train de "shunter" Vesoul en créant des plaques qui traitent chacune entre six et 10 000 références, alors que Vesoul en traite près de 300 000. Quarante créations de plaques sont prévues en 2017. "Cela présage d'une baisse importante d'activité pour l'usine PSA de Vesoul."

Partager sur :