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Économie – Social

130 manifestants dans les rues de Guéret, 80 à La Souterraine

jeudi 19 avril 2018 à 18:10 Par Jade Peychieras, France Bleu Creuse

Profs, cheminots, agents Enedis, retraités, ex-salariés de GM&S, personnels des Ehpad, ils s'étaient tous donné rendez-vous devant la gare de Guéret ce jeudi pour tenter de faire converger les luttes... Plus facile à dire qu'à faire.

130 personnes ont défilé dans les rues de Guéret ce jeudi.
130 personnes ont défilé dans les rues de Guéret ce jeudi. © Radio France - Jade Peychieras

Guéret, France

Sous le Soleil quasi-estival de ce 19 avril, ils sont environ 130 à se retrouver devant la gare de Guéret. Moins, beaucoup moins que le 22 mars, où la manifestation avait rassemblé un millier de personnes. "Ce sont les vacances scolaires, et puis il s'agit simplement d'un appel de la CGT, pas une intersyndicale", justifie Yann Désenfant, le secrétaire départemental à la CGT Cheminots. Malgré tout, la déception se fait sentir. "Je me dis que les gens n'en ont plus rien à foutre et qu'ils sont défaitistes, lance Simon, un étudiant venu participer à la mobilisation. Quand ça les impactera vraiment et qu'ils seront dans la merde, ils se diront qu'il faut faire quelque chose, mais ce sera trop tard".  

Pourtant, cet autre manifestant en est persuadé : _"_On est tous concernés. Quand Emmanuel Macron en aura fini avec la SNCF, les autres syndicats ne résisteront pas et il passera tout à la moulinette". Jean-Michel, lui, est agent Enedis, et il veut encore y croire : "Effectivement, prendre un après-midi et perdre quatre heures de salaires, ça n'est pas facile, mais il faut faire un choix"

Les manifestants veulent croire à un soulèvement global

Même si le nombre de manifestant n'y est pas, ils veulent croire à un soulèvement global, à un frémissement qui commence : "Avant, les gens courbaient l'échine, assure Nathalie Teste, responsable santé à la CGT dans le département de la Creuse. On sent bien que ça n'est plus possible, le mécontentement est là. Reste à savoir quand il y aura une étincelle." Pour Alain, retraité, on est encore loin du compte : "Ça se construit, une convergence des luttes, ça ne se décrète pas par le haut, ça se structure par le bas. J'espère que ça viendra".