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1er mai 2020 : concerts de casseroles dans le jardin et Internationale au balcon en Poitou-Charentes

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu La Rochelle

En raison du confinement, il n'y aura pas de défilé du 1er mai ce vendredi. La Fête des travailleurs prend d'autres formes en Poitou-Charentes comme ailleurs en France.

Une habitante de Douarnenez dans le Finistère lors de la Journée mondiale de la Santé le 7 avril dernier
Une habitante de Douarnenez dans le Finistère lors de la Journée mondiale de la Santé le 7 avril dernier © Maxppp - QUEMENER YVES-MARIE

C'est la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale qu'il n'y aura pas de manifestations ce vendredi 1er mai pour la Fête internationale des travailleurs. Le confinement imposé par l'épidémie de coronavirus interdit, certes, tout rassemblement à plusieurs dans la rue mais pas les manifestations solitaires aux fenêtres, balcons ou dans les jardins de Poitou-Charentes.

Macron, t'es foutu, le peuple est dans la rue.. euh non, le peuple est dans la campagne

"Je prendrai une cuillère en bois et je taperai sur une casserole tout seul dans mon jardin en criant des slogans aimables au gouvernement parce que le 1er mai est une date très très importante et il ne faut pas la laisser passer", explique l'humoriste poitevin Fred Abrachkoff, sympathisant de la France Insoumise.

"C'est la lutte finale, groupons-nous et demain..." Secrétaire de l'union locale CGT de Rochefort, Nicolas Roulin entonnera l'Internationale à la fenêtre. "Bien sûr, il n'y aura pas de défilé mais il y a plein d'initiatives de mises en place, ça va de photos prises avec messages, de slogans, de banderoles, de drapeaux aux fenêtres, comme si on était en train de défiler dans les rues mais chacun de chez soi".

"Aujourd'hui les gestes barrières, demain les barricades"

Avec sa voix de baryton, Benoît Sauvage a souvent le mégaphone à la main dans les cortèges poitevins. Pour ce 1er mai aux balcons, le responsable du syndicat Solidaires 86 va devoir limiter les décibels. "Je vis dans un quartier où ça va être un peu difficile, puisque j'ai des voisins qui sont assez âgés donc je vais apposer une banderole autour de ma maison." 

Le slogan ? Du fric pour les travailleurs, pour le social, pour l'hôpital mais pas pour le capital

De nombreux syndicats et formations politiques de gauche appellent à se prendre en selfies avec des pancartes revendicatives et à les diffuser sur les réseaux sociaux avec le hashtag #PourLeJourDapres. "Moi le jour d'après, je veux de l'argent pour l'hôpital public", déclare Catherine Giraud, secrétaire départementale de la CGT dans la Vienne et agent du CHU de Poitiers. "Politique mortifère", dénonce la banderole étendue par Sud Santé Sociaux devant le local syndical du Centre hospitalier de La Rochelle.

Une banderole accrochée au balcon d'un habitant de Marseille.
Une banderole accrochée au balcon d'un habitant de Marseille. © Maxppp - VALERIE VREL

#PourLeJourDaprès je veux un Smic à 1.800 euros 

"On espère que ceux qui le feront n'iront pas en garde à vue comme cette femme arrêtée pour une banderole installée chez elle", ajoute Catherine Giraud. Le syndicat Force Ouvrière de la Vienne appelle de son côté à un rassemblement virtuel place de la Liberté à midi pour un "petit discours" d'Alain Barreau, son secrétaire départemental.

"Je vis à la campagne, y a personne autour de moi"

Avec ce 1er mai aux balcons ou fenêtres, certains sympathisants de gauche ont le sentiment d'être mis sur la touche. Dominique Poireau, représentant de la CFDT chez Autoliv-Isodelta à Chiré-en-Montreuil, se voit mal manifester dans son jardin. "Habitant en pleine campagne, j'aurais le sentiment d'être un peu ridicule et ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt."

"J'ai un petit drapeau symbolique, je l'accrocherai à ma fenêtre mais comme mon balcon donne sur le jardin, seuls les arbres le verront", regrette de son côté en souriant Clarice Pereira, ouvrière et responsable de l'Union des syndicats de la métallurgie dans la Vienne.

En revanche, du côté de Lutte Ouvrière dans la Vienne, ce 1er mai au balcon n'inspire pas vraiment Ludovic Gaillard, le secrétaire départemental LO. "J'ai lu dans la presse que certains veulent ouvrir la fenêtre en grand, bah écoutez ils ont intérêt à mettre une écharpe et  à se protéger parce que le temps est incertain", ajoutant à propos de certaines formations de gauche, "ces marchands d'illusions", "il ne faut pas que les travailleurs leur fassent confiance".

Même pour cette Fête des travailleurs aux fenêtres et balcons, le front du 1er mai, confiné, est aussi un peu divisé.

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