Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

1er mai : faible mobilisation à Saint-Étienne

dimanche 1 mai 2016 à 15:50 - Mis à jour le dimanche 1 mai 2016 à 15:56 Par Martin Cotta, France Bleu Saint-Étienne Loire

Entre 680 manifestants, d'après la police, et 1.500 manifestants, selon les syndicats, ont défilé à Saint-Étienne ce 1er mai. Le vent et la pluie n'ont rien arrangé. Dans le cortège, il était question d'avenir avec des dizaines de jeunes présents et inquiets face au monde du travail.

La CGT et Force Ouvrière main dans la main pour ce 1er mai
La CGT et Force Ouvrière main dans la main pour ce 1er mai © Radio France - Martin Cotta

Saint-Étienne

680 manifestants d'après la police, 1.500 manifestants pour les organisateurs, ont défilé dimanche 1er mai, à Saint-Étienne, pour la fête du travail, et à l'appel des syndicats CGT et Force Ouvrière notamment. Une mobilisation moins forte que d'habitude, en partie à cause du froid, du vent et de la pluie. Rassemblés à 10h30 devant la bourse du travail, les manifestants ont défilé jusqu'à l'hôtel de ville. Le projet de loi Travail était évidemment sur toutes les lèvres.

La pluie et le vent n'ont rien arrangé à Saint-Étienne - Radio France
La pluie et le vent n'ont rien arrangé à Saint-Étienne © Radio France - Martin Cotta

Parmi ceux qui ont bravé le froid : les irréductibles militants des différents syndicats, mais aussi des jeunes. Leur présence a été remarquée hier dans le cortège. Des jeunes stéphanois pour qui le mot travail rime avec angoisse.

"J'ai 27 ans et dans 27 jours je suis au RSA"

En 2016, le travail n'est pas synonyme d'émancipation pour certains d'entre eux. Simon par exemple, travaillait avant dans une imprimerie de Saint-Étienne : "J'ai 27 ans et dans 27 jours je suis au RSA. Ce qui me fait peur c'est de continuer dans cette voie de garage qu'est le chômage. J'aimerai pouvoir travailler et j'espère retrouver du boulot très rapidement", explique le jeune homme. Une inquiétude qui se lit aussi sur le visage d'Alex, 23 ans. Le travail pour lui c'est juste la précarité : "C'est d'énormes sessions d'intérim dans plusieurs usines du pôle industriel de la Talaudière. C'est des livraisons de pizzas pour une grande chaîne de fast-food où l'on peut se faire virer du jour au lendemain. Ou alors ce sont des CDD très précaire avec des méthodes de management très violentes", explique t-il.

Dans le cortège on raconte ses premières expériences et cela peut en effrayer certains. Julien est un étudiant de 19 ans, pas vraiment pressé de basculer dans le monde du travail : "_Le grand bain est rempli de requins et nous, nous ne sommes que des petits poissons. Je vois déjà mes parents galérer du coup j'ai aussi peur de galérer derrièr_e", déclare-t-il.

Le 1er mai comme un défouloir contre le gouvernement pour certains - Radio France
Le 1er mai comme un défouloir contre le gouvernement pour certains © Radio France - Martin Cotta

Pas de place pour la morosité en revanche pour Kathia, 19 ans. C'est son premier 1er mai : "On sait très bien que plus tard on aura du mal, donc il faut qu'on se bouge", affirme la jeune fille. Et se bouger pour ces jeunes, c'est d'abord se rassembler contre la Loi Travail.