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Dossier : Coronavirus Covid-19

1er mai : "Le système libéral a échoué, changeons de méthode"

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Par , France Bleu Auxerre

La fête du travail se déroule cette année dans des conditions inhabituelles : pas de manifestations mais des actions symboliques le 1er mai. Trois questions à Reynald Millot, le porte-parole du syndicat Force Ouvrière dans l'Yonne.

Reynald Millot, secrétaire général de l’union départementale Force Ouvrière 89.
Reynald Millot, secrétaire général de l’union départementale Force Ouvrière 89. © Radio France - Delphine Martin

C'est une première dans l'histoire de la lutte sociale. Un 1er mai "confiné", sans cortèges, sans banderoles et sans drapeaux syndicaux. La plupart des organisations syndicales de l'Yonne ont décidé de mener des actions symboliques pour marquer tout de même cette fête du travail (visio-conférences, pétitions, présence accrue sur les réseaux sociaux...). Trois questions à Reynald Millot, secrétaire départemental du syndicat Force Ouvrière dans l’Yonne.

Les prochaines semaines seront délicates d'un point de vue sanitaire et social, avec la reprise de l'économie. Vous allez être encore plus vigilants ?

"On est déjà particulièrement attentifs aux conditions d’une éventuelle reprise économique, aux conditions sanitaires de cette reprise notamment. On comprend bien que cette date du 11 mai a été choisie pour le Medef qui veut à tout prix relancer l'activité économique. Mais nous serons vigilants ! La menace d’une crise économique ne doit pas créer un effet d’aubaine pour imposer aux salariés des conditions de travail, de reprise ou de rémunération inférieures à ce qu’elles étaient avant la crise sanitaire".

Les chefs d'entreprise, notamment ceux du Medef, ont déjà prévenu que les salariés allaient devoir faire des efforts. Qu'en pensez-vous ?

"On entend bien que c’est la crise mais ce ne sont pas les salariés qui sont à l’origine de la crise ! Nous, ça fait des années qu’on montre du doigt les conséquences de la politique libérale. Cela fait des années qu’on explique que la politique de rigueur budgétaire en direction de l’hôpital public risque d’avoir  des conséquences graves en cas de crise sanitaire. Et aujourd’hui, on en est là. On explique aussi depuis des années qu’il faut limiter voire interdire les délocalisations, et garantir une production nationale sur le territoire. On constate que les organisations syndicales et en particulier Force Ouvrière n’ont pas été écoutées et aujourd’hui, on paye les pots cassés. Alors je trouve un peu gonflé de demander aux travailleurs de faire encore des efforts".

Pour vous, la réponse de gouvernement à cette crise économique qui se profile n’est pas la bonne ?

"Le premier geste du gouvernement a été de donner de l'argent aux banques pour qu'elles garantissent des emprunts aux entreprises. Mais c'est ce qu'on fait depuis des années ! Ce qui permettrait de garantir l’emploi, c’est de relancer la production et de relancer la consommation, c’est une politique de hausse des salaires, d’interdiction de licenciements, et puis de nationalisation de tous les secteurs qui sont essentiels à l’économie nationale. Ce n’est pas le choix qui a été fait par le gouvernement. 

J’ai entendu le Président de la République déclarer que rien de serait plus comme avant, mais on continue, malheureusement, avec les vieilles recettes. A Force Ouvrière, on dit qu’il faut changer la recette. Le système libéral, la rigueur budgétaire, la mondialisation, le tout-concurrentiel... ça a échoué. Donc changeons de méthode, changeons de système, changeons de paradigme !".

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