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Deux pistes possibles pour la réindustrialisation du site de Vallourec à Déville-lès-Rouen

Deux entreprises se montrent intéressées pour reprendre le site de Vallourec, à Déville-lès-Rouen. Une offre est axée sur la production d'hydrogène, l'autre sur la fabrication de lingots de zinc. L'usine a cessé son activité fin mars et 190 salariés sont licenciés.

Deux repreneurs sont intéressés par le site de Vallourec à Déville-lès-Rouen.
Deux repreneurs sont intéressés par le site de Vallourec à Déville-lès-Rouen. © Radio France - Bradley De Souza

Vallourec a annoncé la fermeture de son usine de Déville-lès-Rouen, spécialisée dans le traitement thermique de tubes en acier,  à l'automne dernier, l'activité a cessé le 25 mars et les 190 salariés doivent recevoir d'ici fin juin leur lettre de licenciement. Dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi, un comité territorial s'est tenu ce lundi 26 avril réunissant à Rouen autour du préfet de Seine-Maritime, des élus locaux, des dirigeants et des syndicalistes de Vallourec.

L'un des points abordés était notamment la réindustrialisation du site. Deux entreprises se sont positionnées. La première offre émane de Samfi Invest, une société d'investissement basée à Caen qui possède le groupe de transports Malherbe. Elle propose deux types d'activités : le traitement thermique d'obus et la production d'hydrogène. La seconde offre provient d'une entreprise turque, ZN Cinko Rafineri, qui veut transférer sa production de lingots de zinc de l'Angleterre vers la France suite au Brexit. "Ce sont deux projets très différents", explique Philippe Quesnel, porte-parole de l'intersyndicale de Vallourec à Déville-lè-Rouen, "mais dans un cas comme dans l'autre ce sont des projets classés Seveso".

Les syndicats affirment ne pas avoir de préférence quant aux deux offres présentées mais Philippe Quesnel émet tout de même quelques réserves sur le projet Samfi : "Ce sont des gens honorables mais il ne faudrait pas qu'il y ait des personnes un peu moins fiables qui se cachent derrière cette vitrine, de façon à rafler simplement de l'argent - sous prétexte que l'Etat propose des aides dans le secteur de l'hydrogène - et que les projets n'aboutissent pas". Selon le média normand d'investigation Le Poulpe,  l'entreprise est associée à un homme d'affaires à la réputation controversée, Franck Supplisson. L'homme aurait à son actif plusieurs reprises d'entreprises, qui se seraient soldées par des échecs.  Il est également convoqué prochainement devant la justice pour prise illégale d'intérêt et détournement de fonds publics lorsqu'il était président de l'agglomération de Montargis, dans le Loiret. 

Le projet de réindustrialisation ne verra pas le jour avant 3-4 ans

Hervé Morin, le président de la Région Normandie, qui participait ce lundi au comité territorial, affirme de son côté que Franck Supplisson n'est plus associé depuis ce week-end au projet de Samfi Invest. Il espère que les deux offres en lice seront finalisées à la fin du mois de juin. Quel que soit celui choisi, le projet de réindustrialisation ne verra pas le jour avant 3 ou 4 ans. Une perspective qui ne laisse donc aucun espoir aux employés de Vallourec de retrouver un emploi prochainement sur le site. 

31 salariés ont retrouvé un emploi : "une vingtaine dans la maintenance - un secteur porteur - et une dizaine a été embauchée par BASF", précise Philippe Quesnel. Une quarantaine de salariés part également à la retraite mais, pour les autres, l'avenir s'annonce sombre : "Le Covid risque malheureusement de faire d'énormes dégâts. Que ce soit pour des opérateurs de lignes, des techniciens, du personnel encadrant, il se passe très peu de choses. Ce qui amène forcément les salariés à avoir de grosses craintes pour leur avenir."

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