Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

200 manifestants contre la loi travail devant la préfecture de la Sarthe

mardi 3 mai 2016 à 16:08 Par Julien Jean, France Bleu Maine

200 opposants au projet de loi El Khomri se sont rassemblés ce mardi midi devant la préfecture au Mans pour réclamer le retrait du texte alors que s'ouvre le débat parlementaire.

manifestation contre le projet de loi travail
manifestation contre le projet de loi travail © Radio France - Julien JEAN

Le Mans, France

Alors que le débat parlementaire sur le projet de loi travail a débuté ce mardi à l'Assemblée nationale après 2 mois de contestation dans la rue, l'intersyndicale (CGT - FO - FSU - Solidaires - Unef) appelait à mettre la pression sur les députés en manifestant partout en France. Au Mans, environ 200 personnes se sont rassemblées dans le calme à midi devant la préfecture de la Sarthe (où une délégation a été reçue) pour réclamer une nouvelle fois le retrait du texte.

On fête aujourd'hui les 80 ans du Front populaire de 36

Hasard du calendrier, ce 3 mai est également le 80ème anniversaire du Front populaire note Sylvie Goulet, la secrétaire générale adjointe de FO en Sarthe : "On se devait d'être là. D'autant que le Front populaire de 1936 a instauré les conventions collectives. Et aujourd'hui on veut passer d'un droit collectif à un droit individuel".

Sylvie Goulet, secrétaire générale adjointe de FO 72

L'inversion de la hiérarchie des normes

Malgré les nombreux aménagements apportés au texte, il reste un point de crispation : l'inversion de la hiérarchie des normes. "L'accord collectif d'entreprise deviendrait la norme à la place du code du travail" explique Catherine Le Gall, la secrétaire départementale de la FSU. "C'est toute la philosophie du projet. C'est à dire qu'aujourd'hui c'est le cadre national qui fait loi et dès qu'un accord d'entreprise ou de branche est conclu, il faut qu'il soit plus favorable aux salariés que le code travail. Et demain avec cette réforme, on pourrait avoir des accords d'entreprise désavantageux par rapport au cadre national en terme de temps de travail ou de salaire avec un salaire inférieur au Smic".  

Catherine Le Gall, secrétaire départementale FSU

manifestation contre le projet de loi travail - Radio France
manifestation contre le projet de loi travail © Radio France - Julien Jean

On ne veut pas de 49 - 3 !

Les débats à l'Assemblée nationale doivent durer deux semaines. Mais le résultat du vote apparait aujourd'hui incertain. Il manquerait 40 voix au sein de la majorité et le gouvernement pourrait recourir au 49-3 pour imposer ce texte aux députés. C'est ce que redoute  Catherine Le Gall : "Donc pas de débat et pas de vote du coup. Une fois de plus, on est dans le déni de démocratie important. Quand on voit qu'on a une opinion publique majoritairement opposée à ce projet, cela pose vraiment problème". 

Catherine Le Gall, secrétaire départementale FSU

Les débats à l'Assemblée nationale sont programmés jusqu'au jeudi 12 mai, avant le vote solennel prévu le 17 mai.