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Économie – Social

2018 : les objectifs de Naval Group à Cherbourg

mercredi 10 janvier 2018 à 22:51 Par Benoît Martin, France Bleu Cotentin

A l'occasion de ses voeux, Alain Morvan, le directeur du site cherbourgeois de Naval Group (ex DCNS) a présenté les grands enjeux de l'année 2018. Résumé en 5 points.

En 2018 comme en 2017, Naval Group va recruter à Cherbourg.
En 2018 comme en 2017, Naval Group va recruter à Cherbourg. © Radio France - Benoît Martin

1 - Donner vie aux sous-marins nucléaires Barracuda

Le programme des sous-marins Barracuda est une des grandes priorités de Naval Group pour répondre aux besoins opérationnels de la Marine Nationale. Le premier des 4 bâtiments prévus, le "Suffren", doit être livré en 2020. Après une année 2017 consacrée à l'installation de tous les circuits à l'intérieur du sous-marin, 2018 sera occupée à tester les différents systèmes, tandis que le deuxième bâtiment, le "Duguay-Trouin" a pris place au côté du "Suffren" pour le début de son équipement. 

2 - Des avancées sur les marchés extérieurs

Aujourd'hui, Naval Group est présent dans plusieurs pays où l'industriel continue de superviser la production de ses sous-marins. 

C'est le cas en Inde. En 2017, le "Kalvari", premier sous-marin de type Scorpène réalisé à 100% en transfert de technologie a été livré à la marine indienne. En 2018, le deuxième bâtiment de la série, le "Khanderi", devrait à son tour être livré. Quatre autres sous-marins suivront avec un délai prévu d'un an entre chaque unité. 

Des équipes de Naval Group Cherbourg supervisent aussi l'avancée du programme brésilien. Le premier sous-marin construit sur le chantier de la filiale du groupe ICN (Itaguai Construcoes Navais) devrait voir sa coque achevée et fermée d'ici la fin 2018.

En ce début d'année, le site Cherbourgeois accueille aussi de nouveaux ingénieurs, techniciens et officiers australiens. Ce sont désormais une 30e de ressortissants australiens qui travaillent à la conception de leurs futurs sous-marins, en lien direct avec les équipes de Naval Group dans un bâtiment spécialement construit à cet effet. 

3 - Préparer l'avenir et la 3e génération de sous-marins nucléaires

Depuis un an, sur le site de Cherbourg, les ingénieurs travaillent sur l'avant-projet détaillé de ce que seront les futurs sous-marins lanceur d'engin. Une 3e génération qui devra être plus performante, intégrer de nouvelles technologies pour rester concurrentiel et conférer aux Marines utilisatrices un avantage militaire. Des recherches évidemment soumises au "secret industriel", dans un tout nouveau bâtiment ultra-moderne, le bâtiment Archimède, dédié au travail collaboratif. Plus de 200 personnes seront directement concernées par ces recherches cette année.

4 - De la construction... à la déconstruction

Le démantèlement des sous-marins nucléaires de première génération va débuter cette année sur le site de Cherbourg. Naval Group a entamé en début d'année 2017 des travaux visant à mettre en place une installation de déconstruction classée pour la protection de l'environnement. D'ici l'été, ils seront achevés et la première coque de sous-marin pourra être traitée. Chaque coque demandera entre 18 et 20 mois de travail. L'ensemble des 5 sous-marins seront ainsi déconstruits entre cette année et 2027.

5 - Comme en 2017, encore des embauches cette année

Troisième employeur industriel de l'ex Basse-Normandie, le site Naval Group de Cherbourg compte aujourd'hui 2300 salariés. En 2017, 300 nouvelles recrues sont venues renforcer les équipes. Cette année, la direction prévoit 320 embauches supplémentaires. Ainsi en 2 ans, en tenant compte des mutations et des départs en retraite, le site de Cherbourg aura gagné, à la fin de l'année, 10% d'effectifs supplémentaires.