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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

2019, une année noire pour General Electric à Belfort?

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Alors que General Electric a annoncé des pertes record au troisième trimestre 2018, nommé un nouveau PDG, et renoncé à sa promesse à créer 1000 emplois en France, Sarah Guillou, économiste à l'OFCE, craint que le groupe américain ne licencie en France.

Le site General Electric de Belfort
Le site General Electric de Belfort © Maxppp - Lionel Vadam, /NCY

Belfort, France

Sarah Guillou, économiste à l'OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) a analysé pour France Bleu Belfort Montbéliard la situation de General Electric en France.

General Electric a-t-il encore un avenir en France?

Ce qui est certain c'est que General Electric rencontre des difficultés, et ce ne sont pas des difficultés passagères. Ce sont des difficultés qui s'inscrivent dans l'histoire du groupe. Les changement de chief executive officer, c'est à dire celui qui est à la tête du groupe depuis octobre, montre qu'il y a de la part des actionnaires des inquiétudes quant à la stratégie industrielle et financière de son prédécesseur. Le groupe est également en difficulté car très endetté.

Il pourrait y avoir des licenciements en France?

En France il y avait un accord depuis la reprise de la branche énergie d'Alstom par GE, et qui tient jusqu'à fin 2018, GE s’était engagé à créer 1000 emplois net. Cet accord arrive à échéance, GE aura les coudées plus franches pour pouvoir décider comment sont répartis les licenciements sur l'ensemble de ses sites mondiaux. La France pourrait ne pas être épargnée. Alors évidemment, tout dépend des carnets de commande des entreprises françaises, mais dans le secteur il y a un problème de surcapacité. C'est-à-dire que vous avez 3 entreprises qui ont des capacités de production : Siemens, GE et Mitsubishi. Toutes trois vendent des turbines : si les Etats décident de ne plus acheter des turbines, cela veut dire qu'il y a surcapacité. Et je crains que dans ce contexte, GE n'épargne pas les sites français. 

Le site de Belfort serait donc concerné également?

Le site de Belfort reste un point d’attractivité en termes de compétence et de capacité de production, mais l'état du marché de l'énergie est compliqué pour ces entreprises. Elles sont situées encore sur du non renouvelable , et donc soumises à ce changement du mix énergétique qui tend à ce que les Etats investissent de plus en plus dans des énergies renouvelables. Le marché est tel que même si l'usine de Belfort et les sites français étaient très compétitifs, la surcapacité est quelque chose qui va s'imposer à tous.

L'Etat aurait son mot à dire?

Etant donné l'accord qui a été passé, l'Etat a le droit de demander à GE de payer une amende, dont le montant est estimé autour de 34 millions d'euros, car c'est 50 000 euros par emploi non crée, mais pas plus. Dès lors que ce contrat se termine fin 2018,  GE retrouve sa marge de manœuvre d'entreprise dont les décisions sont gouvernées par les actionnaires.