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24 départements, dont les Landes, demandent un revenu de base "dès aujourd’hui"

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Vingt-quatre départements socialistes, dont les Landes, demandent ce samedi, dans une lettre ouverte aux parlementaires, une "généralisation dès aujourd'hui" du revenu de base. Une nécessité selon Xavier Fortinon, le président du département, qui dénonce les conséquences de la crise sur les jeunes.

Xavier Fortinon, le président du Conseil Départemental des Landes
Xavier Fortinon, le président du Conseil Départemental des Landes © Radio France

Vingt-quatre départements socialistes, dont les Landes, ont demandé ce samedi 5 décembre, dans une lettre ouverte aux parlementaires, une "généralisation dès aujourd'hui" du revenu de base, alors que l'Assemblée nationale s'est prononcée jeudi pour ouvrir un débat sur un mécanisme de revenu minimum universel. Un revenu qui reposerait sur 3 principes: inconditionnalité et automatisation du versement, ouverture aux jeunes de moins de 25 ans, et dégressivité en fonction des revenus d’activité. Pour le président du département des Landes, Xavier Fortinon, ce revenu est vital pour tous les jeunes touchés de plein fouet par les conséquences économiques de la crise sanitaire.

On assimile le revenu de base à de l'assistanat, alors que c'est le moyen d'une véritable émancipation - Xavier Fortinon, président socialiste du Conseil départemental des Landes

Dans la liste des signataires, on retrouve le président socialiste du Conseil départemental des Landes, Xavier Fortinon. Selon lui, ce revenu de base est indispensable pour aider les jeunes en grande difficulté actuellement : "On a l'impression, dans l'esprit d'Emmanuel Macron et de sa majorité, que si l'on donne un revenu à des jeunes dans la précarité, cela entretiendrait l'oisiveté. C'est toujours vouloir opposer la valeur travail et celle de l'émancipation et de la construction d'un réel projet de vie."

Selon le président, le revenu de base est "aujourd'hui le meilleur moyen que quelqu'un puisse avoir pour pouvoir réellement construire son projet de vie. On assimile trop cela à de l'assistanat, alors que c'est le moyen d'une véritable émancipation.

Un projet initié en 2016 par la Gironde, suivie de 18 départements volontaires, dont les Landes

Jeudi, les députés ont adopté par 106 voix contre 11 une résolution qui "invite le gouvernement à ouvrir un débat national et citoyen sur la création, l'expérimentation, le financement, la mise en oeuvre et l'évaluation" d'un tel mécanisme. "Deux ans pour que la majorité parlementaire de l'Assemblée nationale, qui refusait tout débat sur un revenu de base, se décide enfin à ouvrir la réflexion que nous demandions", dénoncent les signataires qui rappellent que le projet avait été initié en 2016 par la Gironde suivie de 18 départements volontaires.  Xavier Fortinon se réjouit ce samedi que la problématique soit désormais portée au niveau national, même si le projet était soutenu par le département depuis deux ans.

Il y a eu, comme d'habitude, un transfert non-compensé 

Selon lui, les finances du département sont aujourd'hui "asséchés", il est temps que le gouvernement aide les jeunes en difficulté : "On constate, avec la crise, que les bénéficiaires du RSA explosent, avec 10% de plus. Le département est contraint de verser des allocations, et ne peut plus consacrer suffisamment d'argent pour aider des personnes à s'insérer. Il y a eu, comme d'habitude, un transfert non-compensé qui se fait vers les collectivités départementales, et qui vient obérer toutes les mesures d'accompagnement qui sont indispensables."

Dans leur lettre, les présidents des département assurent avoir déjà consulté un "jury citoyen et récolté 15.000 contributions via une plateforme numérique".  Ils annoncent également une contribution à la consultation "sur l'aide à l'émancipation individuelle (AILES), initiée par les députés socialistes Boris Vallaud et Hervé Saulignac". 

La lettre ouverte est signée des présidentes et présidents de départements des Alpes-de-Haute-Provence, d'Ardèche, d'Ariège, de l'Aude, de Dordogne, du Finistère, de Haute-Garonne, du Gers,de Gironde, de l'Hérault, d'Ille-et-Vilaine, des Landes, de Loire-Atlantique, du Lot, du Lot-et- Garonne, de Lozère, de Meurthe-et-Moselle, de la Nièvre, du Pas-de-Calais, des Pyrénées- Orientales, du Tarn, de Haute-Vienne, de Seine-Saint-Denis et de Guadeloupe.

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