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Économie – Social

24 Heures du Mans : sans Porsche, les écuries LMP2 prendront-elles la tête ?

mardi 25 juillet 2017 à 20:35 Par Marie Mutricy, France Bleu Maine

Porsche pourrait annoncer son retrait du championnat mondial d'endurance dans les jours qui viennent. L'écurie allemande championne du monde en titre et victorieuse au Mans ses trois dernières années se tournerait vers la Formule Electrique... Et laisserait la place aux écuries privées LMP2 ?

Le tour d'honneur de l'équipage de la Porsche N°2, qui remporte la 85e édition des 24 heures du Mans
Le tour d'honneur de l'équipage de la Porsche N°2, qui remporte la 85e édition des 24 heures du Mans © Radio France - Christelle Caillot

Le Mans, France

Sans Porsche, quel avenir pour le championnat du monde d'endurance ? La marque allemande aux innombrables victoires au Mans pourrait annoncer son retrait dans les jours qui viennent au profit - peut-être - de la Formule Electrique. Toyota resterait alors seule en course face à d'éventuelles LMP1 d'écuries privées qui brillent pour le moment en LMP2. Une transition difficile qui pose de nombreuses questions.

L'opportunité de se lancer en LMP1 privée

"Le départ de Porsche pourrait changer complètement la donne, reconnaît Rémy Brouard, Team Principal de Jackie Chan DC racing, dont les deux LMP2 sont montés sur le podium au Mans cette année. Il n'y avait plus que deux grandes marques. Si l'une des deux s'en va, est-ce que la deuxième restera ? Tous les teams privés réfléchissent à ce qui va se passer l'année prochaine. Est-ce qu'on doit se lancer en LMP1 privée ? Est-ce qu'on reste en LMP2 ? Ce sont des grandes questions". Car en terme de performance, l'écart se réduit entre les deux catégories.

A LIRE AUSSI - Des LMP2 sur le podium au Mans, une première ?

Des LMP2 aussi rapides ou presque que des P1

Mais la montée dans la catégorie reine conserve-t-elle un intérêt si les P2 assurent un aussi beau spectacle que cette année au Mans ? "L'écart entre les LMP2 et les LMP1 hybrides est très très fin, rappelle Rémy Brouard. Une LMP1 privée d'une très bonne équipe peut être devant. Celle d'une moyenne équipe peut être avec les LMP2, donc c'est une réflexion à avoir". Et de s'interroger sur les innovations technologiques que le championnat pourrait pousser en modifiant encore le règlement. "L'hybride, c'est la technologie d'aujourd'hui. Mais demain ?"

Des LMP1 toujours très (trop ?) chères à produire

Passer dans la catégorie reine nécessite de toute façon un budget multiplié par 25, au moins. "Je peux vous dire qu'un constructeur comme Alpine, même dans quelques années, ne serait pas capable de débourser autant, s'exclame Bertrand Ollivier, le directeur général adjoint d'Alpine. Il faut vraiment être un constructeur premium allemand pour avoir les volumes et les marges qui leur permettent d'investir des choses qui seraient totalement déraisonnable pour nous. Des 'petits' constructeurs comme Alpine, Lotus ou Alpha Roméo ne peuvent pas aller en P1 ce qui est bizarre puisque ce sont des constructeurs de voitures de sport !". La marque commercialisera bientôt son Alpine de série et le directeur s'interroge aussi sur le prestige d'une course "entre écurie privée, sans constructeurs renommés".