Économie – Social

300 retraités manifestent à Rennes contre la hausse de CSG

Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Armorique jeudi 28 septembre 2017 à 15:28

Environ 300 retraités et syndicats manifestaient ce midi devant la préfecture de Rennes
Environ 300 retraités et syndicats manifestaient ce midi devant la préfecture de Rennes © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Comme ailleurs en France, à l'appel des syndicats, 300 personnes ont manifesté jeudi midi devant la préfecture Martenot à Rennes pour protester contre la hausse de 1,7 points de CSG. Les retraités ayant une pension supérieure à 1.250 euros par mois sont concernés.

"Pour le gouvernement, à partir de 1.250 euros, on n'est plus modestes. Mais avec 1.250 euros, on ne vit pas !" s'agace Daniel. Il est à la retraite depuis un an et demi et touche 1.700 euros. Sa femme handicapée n'a de son côté que 800 euros de pension d'invalidité, alors la hausse de la CSG se répercute directement sur son quotidien d'après lui, puisque cela lui fait environ 400 euros par moins sur l'année :

On va devoir rogner sur les dépenses au quotidien

Comme lui, ils sont nombreux à avoir une retraite "dans la moyenne", entre 1.600 et 1.800 euros, à manifester aujourd'hui. Car si la hausse de CSG doit d'après le gouvernement compenser la suppression des cotisations salariales maladie et chômage pour les actifs, les retraités sont eux perdants : "on ne bénéficie d'aucune diminutions de taxes promises par le gouvernement, chaque fois on passe juste au-dessus des seuils. On est dans la classe moyenne basse disons. Donc avec la hausse de CSG, tout le budget loisir va être touché : l'achat de livres, de CD... Et le budget cadeaux pour Noël va diminuer, c'est sûr !" déplore Hervé, retraité depuis 5 ans.

Les syndicats réclament une meilleure prise en compte des charges pesant sur les retraités - Radio France
Les syndicats réclament une meilleure prise en compte des charges pesant sur les retraités © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Danielle de son côté a la sensation d'être montrée du doigt par cette mesure : "le gouvernement joue le conflit de génération, c'est déplorable. On nous culpabilise par rapport à la génération qui travaille, ce n'est pas normal, d'autant qu'on est nombreux à aider nos enfants".

Une volonté d'augmenter les pensions

Au-delà de la CSG, c'est aussi la stagnation des retraites par rapport à l'inflation qui est pointée du doigt. "On a tout qui augmente quand on est retraités : les mutuelles, les charges..." explique Daniel. "En cinq ans, ma retraite n'a pas augmenté !" ajoute Hervé . Sur une banderole syndicale, une requête : "exigeons les moyens de vivre dignement, le minimum de pension à 1.500 euros". Au feutre rouge, un manifestant a rectifié : "1.800 euros".

La banderole de l'USR 35 déployée sur les grilles de la préfecture - Radio France
La banderole de l'USR 35 déployée sur les grilles de la préfecture © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait