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300 salariés de l'Adapei 72 en colère dans les rues du Mans

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Par , France Bleu Maine

En conflit avec les dirigeants de l'association depuis presque 2 mois, une partie des salariés de l'Adapei ont manifesté ce vendredi 29 janvier 2021. Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et la suppression d'acquis sociaux, en particulier 15 jours de congés trimestriels.

300 salariés de l'Adapei 72 ont manifesté dans les rues du Mans ce vendredi 29 janvier 2021
300 salariés de l'Adapei 72 ont manifesté dans les rues du Mans ce vendredi 29 janvier 2021 © Radio France - Julien JEAN

Les salariés de l'Adapei 72 (Association des amis et parents de personnes handicapées mentales  - 48 établissement et 1 300 salariés en Sarthe) ont manifesté dans les rues du Mans ce vendredi matin 29 janvier 2021 à l'appel des syndicats FO, CGT et CFDT). En grève illimitée depuis presque deux mois (4 décembre), ils dénoncent une perte d'acquis sociaux, en particulier la suppression de 15 jours de congés trimestriels obtenu lors d'un accord signé en 1999

Le besoin de "se ressourcer"

Ils étaient un peu plus de 300 à défiler du siège de l'Adapei rue de la Calandre (près de l'ancien Stade Bollée) jusqu'à la cité administrative Paixhans en passant par le tunnel, les Jacobins, la préfecture et la rue Nationale. Tous sont venus défendre ces congés trimestriels, indispensables pour recharger les batteries et continuer s'occuper correctement du public handicapé explique Cécile Allain, psychomotricienne en Mas, maison d'accueil spécialisée.

"Certes on aime notre boulot mais parce qu'on aime notre travail et parce qu'on est dans le social, il faut qu'on ferme notre bouche et qu'on accepte toutes les conditions. Non, à un moment on dit "stop". On n'a jamais aucune prime, aucun avantage alors oui on n'est pas à l'usine mais vraiment le seul privilège qu'on a, on y tient. On demande de la reconnaissance et pour le bien être des résidents. On pense à eux. On a quand même besoin de pouvoir souffler parce que ce qu'on gère au quotidien, il faut pouvoir le faire. Gérer l'agressivité, la non évolution des résidents, qui ne communiquent pas, ce n'est pas simple. Et on a besoin de se ressourcer pour être à leurs côtés".

Rassemblement devant le siège de l'Adapei 72
Rassemblement devant le siège de l'Adapei 72 © Radio France - Julien JEAN

Augmentation de l'amplitude horaire

Il est aussi prévu d'augmenter l'amplitude horaire quotidienne qui passerait de 13 heures à 15 heures. Inconcevable pour Valérie Poirier, éducatrice. "Cela veut dire qu'on pourra travailler à 7h pour le lever des résidents et être là, le soir à 22h pour le coucher. C'est ça nos nouvelles conditions de travail. C'est dingue. Notre combat, il est juste, il est légitime pour les enfants, pour les adultes dont on s'occupe. Au bout d'un moment c'est notre dignité qui est en jeu. On n'est pas des mendiants, on veut faire notre travail correctement".

Dans le cortège, il y a aussi quelques parents comme Carole Renaudin, maman d'une petite fille de 11 ans polyhandicapée. "C'est important pour moi d'être là, par solidarité parce qu'on voit bien les conséquences pour nos enfants. Il y a de moins en moins de moyens et de professionnels. Pas de kiné, pas d'orthophoniste. Et on voit bien les salariés qui sont épuisés". 

Quelques parents et enfants handicapés étaient présents dans le cortège
Quelques parents et enfants handicapés étaient présents dans le cortège © Radio France - Julien JEAN

Une délégation a été reçue par les responsables de l'ARS en Sarthe.

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