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Économie – Social

35 heures : Macron favorable à des dérogations, Matignon ne reviendra pas sur le principe

jeudi 28 août 2014 à 8:51 - Mis à jour le jeudi 28 août 2014 à 10:34 Par Julie Guesdon, France Bleu

Une journée avant sa nomination au ministère de l'Économie, Emmanuel Macron a expliqué être favorable à une dérogation aux 35 h. Dans une interview réalisée lundi dernier et publiée ce jeudi dans l'hebdomadaire Le Point, il précise que cela ne pourrait se faire sans accords syndicaux. Matignon affirme par ailleurs qu'il ne s'agit pas de remettre en cause la durée légale des 35 h.

Emmanuel Macron fait son entrée au gouvernement
Emmanuel Macron fait son entrée au gouvernement © MaxPPP

L'entretien a été réalisé avant son arrivée à Bercy mais fait grand bruit. Ce jeudi, l'hebdomadaire Le Point publie une interview avec le nouveau ministre de l'Économie. Emmanuel Macron s'y montre favorable à l'autorisation des "entreprises et branches à déroger aux règles du temps de travail et de rémunération" . C'est-à-dire aux 35 heures.

Dans la matinée, Matignon a très vite précisé les intentions de son ministre et affirme que le gouvernement "n'a pas l'intention de revenir sur la durée légale du travail à 35 heures" . La modification "éventuelle" des accords sur le temps de travail, ajoute Matignon, relève de "discussions entre partenaires sociaux" , et l'exécutif les "respectera".

Suite aux réactions provoquées par cette interview, Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi qu'il va rencontrer les syndicats "dans les tous prochains jours" .

Passer par la relance plutôt que la réduction des dépenses

L'ancien conseiller de François Hollande, qui admet que cette idée est "difficile à expliquer et à porter, spécialement quand on est de gauche" , estime aussi qu'il s'agirait d'une solution pour relancer l'économie : "la France souffre de deux problèmes spécifiques et endémiques : notre compétitivité, particulièrement dégradée, et notre déficit budgétaire".

Pour Bercy, la réduction du déficit budgétaire doit passer par la relance et non par une nouvelle réduction des dépenses . Si la maîtrise des dépenses publiques est "indispensable" , Emmanuel Macron la juge suffisante : "Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin qu'une baisse de 50 milliards en trois ans, parce que cela poserait un problème d'exécution et alimenterait le risque déflationniste."

Etendre une situation accordée aux seules entreprises en difficulté

Dans les faits, la dérogation consisterait à accorder à toutes les entreprises et les branches, "à condition qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés" une extension du temps de travail : "C'est déjà possible pour les entreprises en difficulté." 

Emmanuel Macron explique que l'intérêt de la mesure serait de sortir du "piège" de "l'accumulation des droits donnés aux travailleurs" sans prendre en compte la situation. "La réalité nous invite à réfléchir aux droits réels de tous, y compris et surtout de ceux qui n'ont pas d'emplois" .

Toutefois, il sera difficile pour le nouveau ministre de convaincre la gauche et l'opinion à cause des mauvais chiffres du chômage et du manque de confiance des Français envers l'État, qui n'a "respecté ses engagements ni en 2003 ni en 2007" .