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Économie – Social

Troisième jour de grève des salariés de Florette à Lessay : et ça devrait continuer lundi!

samedi 30 mars 2019 à 10:35 Par Benoît Martin, France Bleu Cotentin

L'usine Florette de Lessay où l'on prépare des salades sous vide fonctionne au ralenti depuis jeudi : le personnel réclame des compensations à l'instauration du travail les jours fériés.

Les salariés de Florette en grève depuis jeudi devant leur usine manchoise.
Les salariés de Florette en grève depuis jeudi devant leur usine manchoise. © Radio France -

Ils ne céderont pas sur leurs revendications. Depuis jeudi, plusieurs dizaines de salariés de l'usine Florette de Lessay dans la Manche ont cessé le travail. En cause, la décision de la direction de développer le travail les jours fériés, sans compensation. "Sur le fond, on n'est pas contre travailler les jours fériés, mais la direction doit récompenser cet effort", précise Alain Ménard, représentant CFDT du personnel. 

Une prime de 25 euros par jour férié travaillé... sinon rien

Il faut dire que cette décision intervient alors que les salariés ont le sentiment qu'on leur en demande toujours plus sans contrepartie. Ainsi, ils n'ont pas eu droit à la "prime Macron", les dernières négociations salariales ont été à leurs yeux décevantes, et cette année, participation aux résultats de l'entreprise et intéressement représenteront un gain trois fois inférieur à celui touché l'an dernier. Dans ce contexte, les salariés épaulés par les syndicats ont fixé leurs conditions à l'acceptation du travail les jours fériés : qu'il soit organisé sur la base du volontariat; que la journée de solidarité soit passée sur un jour férié, qu'il n'y ait pas d'heures supplémentaires réalisés sur les jours fériés et enfin, que la direction accorde une prime de 25 euros par jour férié travaillé. 

Des avancées, jugées insuffisantes

Plusieurs réunions de négociations ont eu lieu depuis jeudi. La direction a accepté la quasi totalité des demandes. Seule la prime de 25 euros est pour l'instant refusée. Les syndicats comptaient sur un nouveau round de négociations ce samedi matin mais il n'a finalement pas eu lieu. Dans ces conditions les salariés grévistes restent mobilisés pour obtenir gain de cause sur ce dernier point et comptent reprendre la grève lundi. "Ils restent butés sur le refus de la prime, mais nous aussi, on peut être butés", conclut Alain Ménard. De son côté, la direction contactée par nos soins n'a pas répondu pour l'heure à nos sollicitations.