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Économie – Social

Cinq ans après la fermeture des hauts fourneaux, le site ArcelorMittal de Florange "vit très bien"

mardi 28 novembre 2017 à 18:02 Par Antoine Barège, France Bleu Lorraine Nord

Cinq ans après la fermeture des hauts fourneaux dans la vallée de la Fensch, le comité de suivi des engagements d'ArcelorMittal faisait le bilan ce lundi. Un bilan très positif pour le président du comité de suivi, l'ancien sous-préfet de Thionville François Marzorati, qui est prolongé à son poste.

Les hauts fourneaux de l'usine ArcelorMittal à Hayange
Les hauts fourneaux de l'usine ArcelorMittal à Hayange © Maxppp - PQR

Florange, France

"Oui Florange vit, oui Florange se modernise, oui Florange invente, oui Florange fait de la recherche...." Le président du comité de suivi des engagements, François Marzorati dresse un bilan quasi-idyllique des cinq dernières années. Tout va bien dans le meilleur des mondes pour l'ancien sous-préfet de Thionville, nommé en 2012 par le premier ministre de l'époque Jean-Marc Ayrault, après l'annonce par ArcelorMittal de la fermeture des hauts fourneaux. "Au bout de cinq ans, ArcelorMittal a répondu à toutes nos questions" explique François Marzorati.

Le président du comité de suivi des engagements, François Marzorati - Maxppp
Le président du comité de suivi des engagements, François Marzorati © Maxppp - PQR

François Marzorati, le président du comité de suivi dans le Plus de France Bleu Lorraine.

629 emplois supprimés mais pas de licenciement.

629 emplois ont été supprimés en 2012 par le géant de l'acier, "sans aucun licenciement" rappelle François Marzorati, "tous les salariés ont été reclassés, ont bénéficié de mesures de retraites, certains ont été déplacés". Pour le président du comité de suivi "tout a été vérifié de manière très détaillé". Et les sous-traitants qui ont perdu de l'activité? "Toute activité industrielle qui s'arrête ou qui évolue peut entraîner la disparition de sous-traitants", néanmoins "il y avait eu une prise en compte des services de l'Etat, des collectivités locales pour aider les sous-traitants en difficulté".

Les investissements: "pari tenu et même dépassé"

ArcelorMittal avait convenu avec l'Etat d'investir 180 Millions d'€ en 5 ans sur le site de Florange. Au final le groupe aura injecté 270 millions d'€ d'ici 2 ans selon François Marzorati notamment pour une nouvelle ligne de galvanisation qui remplacera une ligne d'électro-zingage. "C'est le meilleur signe d'enracinement d'ArcelorMittal sur la Moselle et la région Grand Est".

Même réaction à la CFE-CGC : pour le président de la branche sidérurgie du syndicat des cadres, Xavier Lecocq "la ligne de galvanisation c'est l'investissement attendu pour pérenniser le site à long terme". Xavier Lecocq voit un avenir radieux pour le site de Florange : "On est sur des marchés très haut de gamme sur l'automobile, on est proche de l'Allemagne, pour nous tout va bien, c'est beaucoup mieux qu'il y a 4-5 ans, après c'est sûr qu'il faut être vigilant"

Xavier Lecocq, le président de la branche sidérurgie à la CFE-CGC

Les hauts fourneaux pas encore abandonnés...

Les hauts fourneaux d'Hayange sont à l'arrêt et mis sous cocon depuis 2012. Rien n'a été décidé, pour François Marzorati "ils pourraient toujours être redémarrés, la décision sera prise fin 2018 en fonction du contexte économique"

Le comité de suivi prolongé

Cela peut paraître curieux et un peu suspect pour la CGT, alors que tout va bien pour François Marzorati, le comité de suivi est prolongé sur demande du premier ministre Edouard Philippe mais aussi d'Emmanuel Macron. "Je sais que le président de la République connait bien le dossier, je l'ai rencontré quand il était en charge du ministère de l'industrie" explique François Marzorati.

Cette commission de suivi est faite pour redorer le blason du groupe ArcelorMittal" - Lionel Buriello, CGT

Le prolongement du comité de suivi n'est pas forcément rassurant pour le secrétaire de la CGT à ArcelorMittal, Lionel Burriello : "J'ai l'impression que cette commission de suivi est faite pour redorer le blason du groupe ArcelorMittal et de trouver une porte de sortie politique". Il estime qu'il y a des sujets plus importants à traiter, notamment l'avenir des salariés de Gepor, de la sécurité incendie et de la logistique. Ils craignent d'être externalisés et transférés sur le site de Dunkerque.

Page Facebook de Lionel Burriello, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Florange - Aucun(e)
Page Facebook de Lionel Burriello, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Florange - Lionel Burriello

Lionel Burriello, le secrétaire général de la CGT à Florange

"Beaucoup d'optimisme" pour le maire de Florange Rémy Dick

Malgré les inquiétudes de la CGT, a Florange le maire est plutôt soulagé "l'accord en 2012 a marqué le nom de la ville" explique Rémy Dick. "Florange était un nom malheureux avec la fermeture des hauts fourneaux, il y a eu un psycho-drame mais aujourd'hui on voit qu'il y a beaucoup d'optimisme"

Rémy Dick, le maire Les Républicains de Florange