Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

80 personnes ont signé un CDI grâce à "Territoire zéro chômeur longue durée" en Meurthe-et-Moselle

-
Par , France Bleu Sud Lorraine

Alors qu'une proposition de loi est étudiée à l'Assemblée nationale ce mardi 15 septembre pour étendre l'expérimentation "territoire zéro chômeur de longue durée, retour dans le Pays de Colombey et Sud Toulois où le projet prend vie depuis 2016.

Le territoire zéro chômeur de longue durée est expérimenté en Pays de Colombey et Sud Toulois
Le territoire zéro chômeur de longue durée est expérimenté en Pays de Colombey et Sud Toulois © Radio France - CEDRIC LIETO

L'expérimentation "Territoire zéro chômeur longue durée" va-t-elle être étendue ? Une proposition de loi est étudiée à l'Assemblée Nationale ce mardi 15 septembre pour permettre à de nouveaux territoires de tester le dispositif. Dix territoires participent dont la communauté de communes Pays de Colombey et Sud Toulois depuis début 2017. L'idée est simple, utiliser l'argent destiné à indemniser les chômeurs de longue durée pour financer leur emploi en CDI au SMIC et ainsi créer de l'activité sur le territoire. 70 salariés participent en ce moment à l'expérimentation au sein de deux entreprises créées dans le secteur. Des personnes qui ont 44 ans de moyenne d'âge et en moyenne 4 années et demi de chômage derrière elles.

Reportage à Bulligny sur l'expérimentation "Territoire zéro chômeur longue durée"

"J'étais renfermée"

Parmi ces salariés, Sarah, devenue secrétaire au comité local qui pilote l'expérimentation à Bulligny. Dans quelques jours, cela fera deux ans que Sarah occupe ce poste de secrétariat, après 4 années de chômage et de petits boulots. Et le mal être qui allait avec : 

"J'étais renfermée sur moi-même parce que j'étais jugée, parce que j'avais pas d'emploi. On disait que je ne cherchais pas. Tous les jours, je faisais ma recherche d'emploi mais on disait que j'étais toujours chez moi, que je ne faisais rien, que je regardais la télé."

Sarah a été écoutée, guidée. C'est elle qui a dit ce qu'elle voulait faire, et combien de temps par semaine. Etre et se sentir utile, c'est au coeur de l'expérimentation explique Aurélie Mattelin, la cheffe du projet : 

"On part de la proposition de la personne, de ses compétences pour créer un emploi qui est utile au territoire. Exemple : la recyclerie qui a permis à travers la collecte de mobiliers que les personnes allaient jeter, de les réparer, les customiser, les détourner et de les revendre dans une boutique ouverte à Allain."

Une recyclerie d'une quinzaine de salariés créée

Une activité qui occupe une quinzaine de salariés aujourd'hui et qui ne concurrence personne, pas question de mettre en difficulté d'autres entreprises. Certains salariés se sont lancés dans le maraîchage, les travaux forestiers, l'aide administrative. A la clé, des participants qui gagnent leur vie, mais cela va au delà pour Sarah : 

"J'ai retrouvé une vie sociale. Je peux utiliser mes compétences. Je propose des idées. Elles ne sont pas toujours acceptées mais la plupart du temps oui."

80 personnes ont signé un CDI depuis le début de l'expérimentation. Certaines ont quitté le dispositif et trouvé un travail dans des structures plus classiques. Le moral regonflé bien souvent, explique Jean-Michel Libion, salarié et administrateur de la Fabrique, l'une des deux entreprises à but d'emploi créées dans le cadre du projet : 

"Toutes ces personnes qui restent chez elles,  elles ne demandent qu'à avoir un emploi, d'y aller tous les jours pour certaines, quatre jours par semaine pour d'autres. Il y a des gens très découragés, ils ont leurs raisons, il faut les écouter. Il y a des gens qui sont abîmés physiquement par leur métier, leur fragilité ou un accident, il faut voir dans quelles mesures elles peuvent reprendre une activité."

Selon les estimations, il y aurait 450 personnes en chômage de longue durée sur le territoire de l'expérimentation, 80 ont signé un CDI, plusieurs dizaines ont commencé à travailler sur un projet avec le comité local. Il reste aussi à nouer le contact avec les autres. Des réunions publiques ont lieu régulièrement pour faire connaître le dispositif.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess