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Économie – Social

95 postes supprimés chez Anovo à Brive : les salariés "abattus et en colère", la direction dément vouloir fermer le site

mercredi 30 mai 2018 à 19:39 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

Au lendemain de l'annonce d'un plan social concernant 95 des 182 emplois du site Anovo de Brive, les salariés étaient réunis en comité d'entreprise extraordinaire ce mercredi. Ils ont dit leur incompréhension à la direction qui assure ne pas vouloir fermer le site.

95 des 182 salariés d'Anovo sont menacés pour leur avenir à Brive
95 des 182 salariés d'Anovo sont menacés pour leur avenir à Brive © Radio France - Nicolas Blanzat

Brive-la-Gaillarde, France

Les salariés d'Anovo, à Brive, accusent le coup. Au lendemain de l'annonce de la suppression programmée de 95 des 182 emplois dans l'entreprise spécialisée dans la maintenance téléphonique, ils se sont retrouvés en comité d'entreprise extraordinaire, ce mercredi, avec un dirigeant qui leur a expliqué la situation et déroulement de la procédure.

"La direction générale s'acharne sur Brive"

Sortis en blouse blanche manifester leur émotion, dans l'après-midi, en interrompant le CE extraordinaire, les salariés ont dit leur incrédulité. "Franchement déçu, abattu et en colère" lâche Xavier, salarié ici depuis 37 ans, "c'est un mélange de beaucoup de sentiments." Et notamment de l'acharnement car il y a déjà eu 120 licenciements en 2011, et 14 en 2015, "la direction générale s'acharne sur le site de Brive.  C'est, à chaque fois, le site de Brive, le site de Brive et le site de Brive. Toujours le site de Brive", alors que le plan social annoncé ne concerne pas les autres structures d'Anovo à Saint-Augustin (Corrèze, 22 salariés), Montauban (130 salariés) et le siège de Beauvais (180 salariés).

"L'annonce m'a scotchée, j'ai pleuré"

"Je suis divorcée, avec deux enfants. J'ai vingt ans de carrière, je suis vieille, et je ne vais peut-être pas retrouver de travail. Alors, je ne vais pas bien", confie Elisabeth, une autre salariée. "L'annonce m'a scotchée, j'ai pleuré." Car tous les salariés redoutent, après les plans sociaux successifs, une fermeture programmée du site petit à petit, en dépit du chiffre d'affaires colossal du groupe Ingram (la direction évoque 45 milliards), propriétaire d'Anovo.

"Remettre le site de Brive à l'équilibre et lui donner un avenir"

La fin d'un contrat exclusif avec Orange pour donner une deuxième vie aux téléphones est en cause explique le directeur général d'Anovo. "Nous allons perdre l'exclusivité du contrat d'ici fin juin", précise Claude-Alain Cormerais, "ça, plus des activités moins rentables et des baisses de volume d'autres clients nous amènent à lancer ce plan de sauvegarde de l'emploi." Mais il dément, en revanche, l'idée d'une fermeture programmée. "Ce n'est pas ce qu'on envisage. _Notre objectif est de garder ce site ouvert_. Ce qu'on essaie de faire, c'est de remettre le site de Brive à l'équilibre et de lui donner un avenir. On essaye de trouver de la charge, on croit à l'avenir de ce site, sans doute sous une forme moins dimensionnée qu'il est aujourd'hui."

Le maire de Brive a rendez-vous avec un cadre du groupe Ingram

La première réunion sur le plan social est prévu le 11 juin, et tous les corps de métiers représentés à Brive sont concernés par les 95 suppressions de poste. Des reclassements sur le site d'Anovo à Montauban seront proposés assure la direction. De son côté, le maire de Brive assure travailler sur le dossier depuis des mois. Selon nos informations, il devrait prochainement rencontrer Michiel Alting von Geusau, l'un des vice-présidents du groupe Ingram qui détient l'entreprise Anovo.