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A 83 ans, les doyens des commerçants de Saint-Lô prennent leur retraite

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Par , France Bleu Cotentin

Ce samedi 22 mai, Jean-Claude et Monique Surville baisseront le rideau "avec un petit pincement au coeur" sur 50 ans de travail et de souvenirs dans leur bijouterie rue Havin. Le couple de commerçants saint-lois a trouvé un repreneur.

A Saint Lô, Jean-Claude et Monique Surville vont transmettre leur bijouterie lundi et prendre leur retraite à 83 ans
A Saint Lô, Jean-Claude et Monique Surville vont transmettre leur bijouterie lundi et prendre leur retraite à 83 ans © Radio France - Lucie THUILLET

C'est ce qu'on appelle une retraite bien méritée. A 83 ans, les bijoutiers de la rue Havin Jean-Claude et Monique Surville vont transmettre leur commerce. 

C'est une page de l'histoire commerçante de Saint-Lô qui se tourne puisque les Surville sont bijoutiers à Saint-Lô depuis trois générations. A la fin du XIXe siècle, le grand-père de Jean-Claude Surville a créé son commerce au pied des remparts. Et cela s'est poursuivi avec son père qui a rouvert un magasin à la Reconstruction, dans la rue Havin.

Bijoutiers de père en fils

Jean-Claude Surville a repris le magasin de son père en 1971, il y a 50 ans,  et son épouse Monique travaille à ses cotés depuis 40 ans mais ils n'ont "pas vu le temps passer". 

Ca ne m'a pas coûté du tout de travailler jusque maintenant. J'ai fait quelque chose qui m'a plu toute ma vie, raconte le bijoutier de 83 ans.

Il avait déjà imaginé vendre il y a plus d'une dizaine d'années mais a préféré patienter après la crise de 2008. Nous avions la tête dans le guidon, résume Monique Surville. 

Il faut se faire raison, on ne peut pas continuer jusqu'à 90 ans ! Mais c'est sûr que les clients vont nous manquer, nous sommes tellement habitués

Depuis quelques jours, les clients défilent dans la boutique. "Je tenais à vous saluer, lance Marie, émue. Ils ont accompagné beaucoup d'étapes de notre vie, baptêmes, mariages etc.

50 ans de souvenirs

Beaucoup d'émotion aussi dans le regard des deux bijoutiers au moment d'évoquer des souvenirs. Il y a les rares moments qu'ils préfèrent oublier comme ce braquage à leur domicile il y a deux ans mais surtout pleins de belles rencontres et quelques anecdotes. "Je me souviens avoir appelé les pompiers, un jour où mon rideau était en panne et que je ne pouvais pas rentrer dans la boutique. Ils sont venus avec la grande échelle et sont passés par le toit. C'était il y a une dizaines d'années".

Il leur reste encore un inventaire à faire lundi puis ils entameront leur nouvelle vie, avec peut-être quelques voyages. Mais pour l'instant, ils l'avouent : "On n'a pas vraiment eu le temps d'y penser".

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