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A Annecy, les touristes à l'épreuve du couvre-feu

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Depuis ce vendredi minuit, le couvre-feu pour freiner l'épidémie de coronavirus est entré en vigueur en Savoie et en Haute-Savoie. Les touristes venus prendre l'air à Annecy pendant ces vacances doivent faire avec.

Les touristes sont venus à Annecy pour le weekend malgré le couvre-feu. Mais les hôteliers s'attendent à une chute de la fréquentation pour la dernière semaine des vacances.
Les touristes sont venus à Annecy pour le weekend malgré le couvre-feu. Mais les hôteliers s'attendent à une chute de la fréquentation pour la dernière semaine des vacances. © Radio France - Damien Triomphe

Certains ont été pris de court, comme Farid et Sabrina, arrivés mercredi dernier de Carcassonne, pour une semaine. "En venant, il n'y avait pas de couvre-feu. Mon idée, c'est que le couvre-feu n'aurait pas dû être mis pendant les vacances" déplore Farid. Et Sabrina complète : "pour _les restaurants, c'est fichu, si on y va à 19 heures pour rentrer à 21 heures... il faut se dépêcher, quoi !_" Chez eux, dans l'Aude, le couvre-feu n'a pas été instauré.

Walter arrive lui de Clermont-Ferrand, pour un week-end de trois jours à Annecy. "C'est sûr qu'on pensait passer les soirées dans le centre-ville. Du coup on va faire les soirées à l'appartement. Bon comme on a un petit bonhomme de sept ans, ce n'est peut-être pas plus mal" admet Walter en se tournant vers son fils, "on va surtout bouger pendant la journée, et se balader".

La fermeture des bars est entrée en vigueur ce samedi. Seulement les débits de boisson : les restaurants peuvent rester ouverts, jusqu'à 21 heures. Ensuite, couvre-feu.
La fermeture des bars est entrée en vigueur ce samedi. Seulement les débits de boisson : les restaurants peuvent rester ouverts, jusqu'à 21 heures. Ensuite, couvre-feu. © Radio France - Damien Triomphe

La grande majorité des touristes croisés dans le centre d'Annecy prend la mesure avec le sourire. Hervé et sa famille sont de l'Allier. Tous sont unanimes : "On va s'adapter ! On a opté pour faire un restaurant à midi plutôt que le soir. Il y a des règles, mais il ne faut pas s'arrêter de vivre non plus". Mais il y a également certains visiteurs qui repartent plus vite que prévu, dès le milieu d'après-midi du samedi après avoir passé une nuit sur place, comme Philippe et Sonia, venus de Suisse. D'autres encore ne sont pas là pour témoigner : ils ont annulé leur séjour.

L'impact sur le nombre de séjours attendu la semaine prochaine par les hôteliers

Kevin travaille à l'hôtel du Palais de l'Isle. Dès jeudi, après l'annonce du couvre-feu, le téléphone a sonné : "les gens nous ont appelés en disant ça ne sert à rien, on ne viendra pas". L'hôtel qui compte 35 chambres reste toutefois complet pour le weekend. "Une bonne surprise" pour lui, mais les effets sont attendus cette semaine qui arrive, la dernière des vacances de la Toussaint avec déjà sept chambres en moins réservées.

Jeudi, le Premier ministre est passé à la télévision, et directement après on a eu les premières annulations - Kevin, hôtelier à Annecy

"On a perdu plus de chambres pour la semaine à venir que pour ce week-end. Je pense que tardivement, ces deux jours, les clients avaient vraiment en tête de venir profiter d'Annecy. Ils ont dit tant pis, on va s'organiser. Mais pour la semaine prochaine, on sent beaucoup plus l'impact" estime Kevin.

Barbara, du Splendid Hôtel, fait le même constat. Pour ces deux jours, pas de souci. Mais elle parle de semaines à venir "catastrophiques". "J'ai une baisse du taux d'occupation par rapport à l'année dernière d'au moins 60%. Et ça descend encore". Elle s'interroge même sur l'opportunité de garder l'établissement ouvert au mois de novembre. 

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