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Économie - Social

A Argentan, le magasin de déstockage ouvert par deux gilets jaunes baisse le rideau

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

La fin de l'aventure pour deux gilets jaunes d'Argentan. Ils avaient décidé de quitter les ronds points pour ouvrir un magasin déstockage. Mais neuf mois plus tard, ils sont obligés de mettre la clé sous la porte, rattrapés par la réalité économique. Ce week-end, ils retourneront manifester.

Le magasin de déstockage avait ouvert à Fontenai-sur-Orne près d'Argentan début février 2019.
Le magasin de déstockage avait ouvert à Fontenai-sur-Orne près d'Argentan début février 2019. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Fontenai-sur-Orne, France

Un an après le début du mouvement, que sont-ils devenus ? Eux avaient décidé de "tomber" le gilet jaune pour ouvrir un magasin près d'Argentan. Une boutique de déstockage à Fontenai-sur-Orne, baptisée "Normandie déstockage". Leur idée c'était de vendre des produits à prix bradés pour venir en aide à ceux qui n'ont pas de gros moyens. Mais au bout de quelques mois, la belle aventure vient de s'arrêter.

A l'époque, Romain Mignon et Christophe Séjourné avaient quitté les ronds points pour transformer, comme l'expliquait Romain, leur contestation en action.

"On s'est dit, c'est bien de bloquer, c'est bien de se faire voir, mais faudrait peut-être aussi agir, donc on s'est dit pourquoi pas faire une boutique de déstockage de façon à rendre la vie des gens un peu moins chère". 

Mais neuf mois après l'ouverture, ils n'ont pas réussi à surmonter un conflit avec leur propriétaire, et surtout la réalité économique les a rattrapés.

"Beaucoup de personnes font tout par internet, ils ne se déplacent plus parce qu'ils n'ont pas envie, et après ils sont les premiers à venir se plaindre en disant que tous les commerces ferment !"

Romain et Christophe sont obligés de mettre la clé sous la porte. Soulagés de se dire qu'ils n'ont pas de dette puisqu'ils avaient ouvert avec leurs économies. Mais leur constat est amer.

"Quand on voit que le gouvernement pendant un an a jeté de la poudre aux yeux aux gens et que là il s'amuse à reparler des retraites.. je pense que c'est légèrement prendre les français, en parlant poliment, pour des cons".

Tous deux se posent aussi la question du coût du grand débat et se disent que l'argent public dépensé aurait pu servir à autre chose. En tous cas, ce  week-end ils ré-enfilent le gilet jaune pour aller crier leur colère. Mais cette fois "c'est plus désespéré" préviennent-ils "et ça risque d'être plus violent".

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