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À Bassens, une entreprise de gestion de déchets en grève depuis six jours

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Depuis le 18 juin, tous les employés du service d'incinération de SIAP Prociner, une usine de gestion des déchets, sont sur le piquet de grève. Ils réclament le statut d'agent de maîtrise pour les employés occupant le poste de second. Ils reprochent à la direction de casser la grève.

Les employés du service d'incinération de SIAP poursuivent leur grève depuis le 18 juin. Les employés du service d'incinération de SIAP poursuivent leur grève depuis le 18 juin.
Les employés du service d'incinération de SIAP poursuivent leur grève depuis le 18 juin. © Radio France

Déjà six jours que les employés de SIAP Prociner sont en grève. Depuis le 18 juin, ils sont sur le piquet pour réclamer le statut d'agent de maîtrise pour les employés occupant le poste de second. Ces derniers font le lien entre les chefs de quart et le reste des employés.

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SIAP Prociner est une filiale de Veolia issue de la fusion de deux entreprises autrefois distinctes (SIAP et Prociner). Elle gère deux fours pour incinérer des déchets situés à Bassens (Gironde). Le premier, géré par la partie SIAP, traite majoritairement des déchets toxiques issus d'usines et de déchetteries. Le second s'occupe également de ces rejets mais également de déchets hospitaliers. Il est géré par les employés de Prociner. Ces derniers n'ont pas accès au statut d'agent de maîtrise contrairement à leurs collègues de la partie SIAP. C'est justement pour cette raison que les 34 employés des deux usines d'incinération du groupe se sont mobilisés afin de faire pression sur leur direction pour obtenir ce statut. 

Des difficultés à négocier

Malheureusement pour les grévistes, la direction tarde à entrer en négociations avec eux. Des discussions entre les deux parties ont enfin eu lieu dans l'après-midi. "J_'ai seulement eu un premier contact avec la direction hier_, regrette Jean-Baptiste Saudemont, délégué CGT. Et encore c'est parce que je passais à leur étage pour régler autre chose et en me voyant le directeur m'a interpellé pour me proposer de discuter aujourd'hui. Pourtant je leur ai dit dès le premier jour de grève que j'étais complètement ouvert et disponible pour les négociations. Je leur ai dit qu'on était en bas tous les jours pour le piquet, que j'avais mon téléphone avec moi allumé en permanence mais ils n'ont rien lancé."

Et pour cause, les employés des usines n'ont pas pu bloquer l'activité des fours comme prévu. Ils reprochent à la direction d'avoir cassé la grève, notamment en embauchant des intérimaires et en dépêchant des cadres de la boîte pour les remplacer. "Ils ont dû recevoir 1h de formation et s'occupe de traîter des déchets toxiques et dangereux alors qu'il faut du temps pour assimiler toutes les règles de sécurité", se plaint Wilfried, chef de quart dans la partie Prociner.

Des employés réquisitionnés

Autre moyen de "casser la grève", la direction de SIAP Prociner a contacté la préfecture pour que les salariés de Prociner soient réquisitionnés. "Ils se servent des déchets hospitaliers pour dire que c'est du service public, raconte Jean-Baptiste Saudemont. Les employés de la partie Prociner ont reçu des réquisitions par les gendarmes qui sont venus chez eux leur déposer le document. Ils sont obligés d'aller travailler certains jours alors qu'ils sont en grève." C'est notamment le cas de Wilfried, réquisitionné demain.

En attendant, la rencontre avec la direction n'a pas accouché d'une proposition suffisante aux yeux des grévistes. Une nouvelle réunion doit avoir lieu ce vendredi matin avec une nouvelle offre de la direction. En attendant la grève est reconduite une journée de plus. Les salariés des usines d'incinération affirment qu'ils cesseront leur mouvement de grève dès qu'ils auront obtenu le statut demandé mais qu'ils sont prêts à rester solidaires jusqu'à obtenir gain de cause.

De son côté, la direction n'a pour l'instant pas répondu à nos sollicitations.

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