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Économie – Social

A Bèze, la moitié des commerces sont en vente et ne trouvent pas de repreneurs

lundi 16 avril 2018 à 17:04 Par Fanny Bouvard, France Bleu Bourgogne

Des commerces qui ferment et qui ne trouvent pas de repreneurs, c'est le lot de beaucoup de villages en Bourgogne-Franche-Comté. Mais à Bèze en Côté d'Or, sur les six commerçants de la commune trois veulent vendre et leurs annonces n'attirent pas grand monde.

Le village Bèze vu du ciel.
Le village Bèze vu du ciel. - Mairie de Bèze

Bèze, France

Deux hôtels-restaurants et une boulangerie sont en vente à Bèze, et pour l’instant aucun repreneur sérieux ne s’est présenté dans le village de 722 habitants. "Pour nos commerçants, c’est une question d’âge, explique le maire, René Kremer. Ils veulent partir à la retraite et pour cela ils ont besoin de vendre."

Patrick Moreau est boulanger à Bèze depuis 28 ans et avoue qu’il fait "l’année de trop". "Je pourrais déjà être à la retraite, raconte-t-il. Je continue pour l’instant, mais d’ici la fin de l’année 2018, ça sera terminé ! ". Ça fait maintenant deux ans qu’avec sa femme, ils tentent de vendre leur boulangerie. Et pour cela ils ont tout tenté. 

La boulangerie Moreau de Bèze. - Aucun(e)
La boulangerie Moreau de Bèze. - Mairie de Bèze.

Beaucoup d’annonces, peu de visites

"Nous avons mis des annonces sur internet, dans les agences, énumère Patrick Moreau. Nous en avons parlé aux meuniers, nous sommes même passés sur TF1 avec Jean-Pierre Pernaut." A chaque fois, le boulanger, les hôtels-restaurants et la mairie reçoivent des coups de fil dans les jours qui suivent. "Mais rien de concret" reconnait René Kremer. 

"C’est fatigant, très prenant, raconte le maire. Mais dès qu’une visite d’organise, je me déplace pour faire la promotion du village et de nos atouts." Les grottes et les touristes qu’elles attirent sont un vrai argument. Quelques fois ça a marché pour les restaurateurs, mais souvent les banques n’ont pas suivi les futurs acheteurs. 

Un casse-tête pour la commune

Il reste aujourd’hui peu de solutions. Attendre d’abord qu’un repreneur miraculeux se présente. Mais sinon le maire réfléchit à racheter les murs notamment de la boulangerie pour que seul le fond de commerce reste en vente. "Ça n’est pas le rôle d’une commune, mais franchement un village sans boulangerie c’est peu envisageable !". Et le maire préfère se réjouir en pensant aux deux commerces récemment racheté : un hôtel et l’épicerie.