Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : les offres de locations immobilières en plein boom en Île-de-France

-
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Faute de touristes, en pleine épidémie, les propriétaires se détournent du marché de la location de courte durée. Conséquence : le nombre de logements à louer augmente à Paris et en Île-de-France.

Vue extérieure de la vitrine d'une agence Deux personnes de dos regardent les annonces
Vue extérieure de la vitrine d'une agence Deux personnes de dos regardent les annonces © Radio France - Eric Chaverou

Conséquence inattendue de la crise sanitaire, l'offre de logements en location augmente en Île-de-France. La baisse de touristes pousse de nombreux propriétaires à arrêter la location saisonnière - sur des plateformes spécialisées type Airbnb - pour remettre leurs logements sur le marché de la location traditionnelle de longue durée.

Un propriétaire sur trois arrête la location de courte durée

SeLoger.com et PAP.fr ont réalisé des études sur ce sujet et arrivent à la même conclusion. "De mai à fin août, on constate une augmentation de 64% de biens à louer sur Paris sur notre site. Deux tiers sont des meublés", constate Severine Amate, porte-parole de SeLoger.com.

"38 % des propriétaires qu'on a interrogé en région parisienne ont déjà retiré leur bien du marché de la location de courte durée ou comptent le faire dans un avenir proche", détaille PAP.fr. La tendance est plus marquée en Île-de-France que dans le reste du pays (27%). Le site d'annonces immobilières entre particuliers explique cette différence : "Paris est davantage impacté par la chute des réservations du tourisme international et d’affaire. D’autre part, Paris ne bénéficie pas du report des séjours de la clientèle française, comme cela a pu être le cas au cours de l’été dans d’autres agglomérations comme Nice, Toulon, Marseille."

Les Franciliens cherchent à se mettre au vert

Les Franciliens ne veulent plus du tout les mêmes biens qu’avant la crise. Ils recherchent désormais des logements plus grands avec un espace extérieur, quitte à s’éloigner des centres-villes et à faire du télétravail. "Les recherches de biens en location ont baissé de 23% à Paris. Ces locataires se reportent dans les villes limitrophes comme La Courneuve (+121%), Suresnes (+52%) et Vincennes (+46%)", note SeLoger.com

Paris n'a plus la cote !

Le marché de l'achat est également bouleversé. "Paris n'a plus la cote !", s'amuse le site PAP.fr. Le nombre de recherches de biens à acheter à Paris a baissé de 5% en août 2020 par rapport à août 2019. D'après cette étude, les acheteurs sont bien plus attirés par la Grande Couronne (+ 83% de recherches), particulièrement la Seine-et-Marne (+118%). Les trois départements de la Petite couronne progressent (+32 %), mais moins que le reste de la région.

Les Franciliens sont même prêts à quitter leur région : les recherches connaissent un boom dans l’Oise (+78%), l’Eure (+102%), l’Eure et Loir (+65%), le Loiret (+82%) et l’Yonne (+88%).

Choix de la station

À venir dansDanssecondess