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Économie – Social

À Challans, l'épicerie solidaire compte sur la récolte de la Banque alimentaire pour aider des familles

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Par , France Bleu Loire Océan

Chaque semaine, 42 familles dans le besoin, inscrites au préalable, viennent faire leurs courses dans les rayons du Secours catholique. Tout s'y vend dix fois moins cher, grâce aux dons récoltés jusqu'à ce dimanche dans les grandes surfaces de la région.

À Challans, 42 familles dans le besoin viennent faire leurs courses à l'épicerie solidaire du Secours catholique chaque semaine.
À Challans, 42 familles dans le besoin viennent faire leurs courses à l'épicerie solidaire du Secours catholique chaque semaine. © Radio France - Victoria Koussa

Challans, France

Dix centimes le kilo d'orange, 20 centimes la barquette de taboulé... Dans les rayons de l'épicerie solidaire du Secours catholique à Challans (Vendée), tout se vend dix fois moins cher qu'en grande surface. Ces rabais se font grâce aux dons que récolte en ce moment la Banque alimentaire à l'entrée des supermarchés, et ce jusqu'à dimanche 30 novembre 2019. En Vendée, 2000 bénévoles se sont inscrits pour participer à la collecte dont bénéficient 7000 Vendéens chaque année. Parmi eux, 42 familles autour de Challans remplissent leur frigo chaque semaine grâce à l'épicerie solidaire du Secours catholique qui récupère une partie des aliments récoltés.

"Sans l'épicerie solidaire, je ne pourrais pas manger à ma faim"

Le jeudi après-midi est un moment très important pour les 42 familles inscrites à l'épicerie solidaire de Challans. Ils viennent remplir leurs cabas de courses, de pâtes, riz, conserves, mais aussi de produits frais, de beurre, de viande, à des prix sociaux. "Là par exemple, vous avez de l'araignée de porc normalement vendue 6€ en supermarché, et bien là, vous l'avez à 60 centimes", explique une bénévole à Dominique, l'une des bénéficiaires qui n'a qu'une petite retraite pour vivre. "Sans la banque alimentaire, je ne pourrais pas manger à ma faim", témoigne-t-elle, "je ne pourrais pas acheter de la viande, ni du beurre".

Derrière elle, une queue d'une dizaine de caddies poussées par des bénéficiaires qui choisissent parmi la multitude de choix. "Grâce aux dons récoltés pendant la collecte de la Banque alimentaire, les familles peuvent manger équilibré, des fruits, des légumes, c'est ça qui est très important", précise Annie, en charge de l'épicerie. 

Parmi les bénéficiaires, des gens qui ont tout perdu

Au fil des rencontres avec les bénéficiaires venus se ravitailler, on remarque que chacun a une histoire bien particulière. Beaucoup n'auraient jamais pensé se retrouver là, comme André, un ancien chef d'entreprise de La Garnache, qui a tout perdu et qui a été surendetté pendant des années. "J'avais deux salons de coiffure", précise celui qui depuis ses dettes, économise tout, "j'économise même les chasses d'eau"

Une très jeune mère de famille remplit un caddie, à côté. A 24 ans, Margaux a besoin d'aide, après avoir aidé il y a quelques années. En arrêt maladie après un accident de la route, elle n'a plus que 700€ par mois pour vivre, seule, avec ses deux enfants. "Je gagnais 1600€, je suis propriétaire et malheureusement un virage mal passé, ça peut arriver à tout le monde, j'avais pas prévu d'avoir un accident, j'avais pas prévu de me séparer", a-t-elle expliqué.

ÉCOUTEZ - Reportage dans l'épicerie solidaire de Challans où certains n'auraient jamais pensé se retrouver un jour.

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