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Économie – Social

A Chambéry, les salariés vont sauver eux-mêmes leur entreprise menacée

lundi 16 avril 2018 à 18:24 France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Le tribunal de commerce de Chambéry a retenu leur dossier. Seize salariés de la société "Ravoire" dans le BTP ont convaincu les juges, ce lundi, avec leur projet de coopérative.

Le tribunal de commerce de Chambéry
Le tribunal de commerce de Chambéry © Radio France - Christophe Van Veen

Chambéry, France

Ils étaient en concurrence avec une société qui a pignon sur rue, une entreprise savoyarde bien installée sur Chambéry. Et pourtant, les seize salariés de Ravoire ont été choisis ce lundi après-midi par le tribunal de commerce de Chambéry. 

Sur le perron du tribunal, le fondateur Jean-Claude Ravoire avouait sa "satisfaction de voir les salariés prendre leur destin en main".

La société Ravoire - qui réalise des travaux de climatisation, plomberie et sanitaire - a beau être une institution créée en 1989, elle déplorait pour 2016 une perte de résultat net de 900 000 euros. Ravoire était en redressement judiciaire depuis le 19 février.

Damien Delannet et Hervé Palmont - Radio France
Damien Delannet et Hervé Palmont © Radio France - Christophe Van Veen

Damien et Hervé soulagés juste après la victoire au tribunal de commerce

L'union a fait la force

La proposition de reprise des salariés passe par la réalisation d'une SCOP (Société coopérative et participative) qui va faire d'eux des actionnaires-associés. Ils vont ainsi sauver 31 des 41 emplois. 

Pour réussir ce pari très rare dans le BTP (il n'y a que deux autres exemples en Savoie dans des structures plus petites), chaque salarié a acheté des actions de 1.000 à 10.000 euros pour obtenir un premier tour de table de plus de 83.000 euros. A quoi se sont ajoutés plus de 400.000 euros d'emprunt et 130.000 euros débloqués par la précieuse union régionale des SCOP. 

Ils ont élu un président - Hervé Palmont - un agent commercial, collègue qui ne pourra prendre aucune décision seul. Le PDG va devoir rendre des comptes avec un comité de gestion où l'on compte autant de personnel de bureau que de chantier. 

Toutes les grandes orientations se prennent en commun en assemblée générale.