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A Châteauroux, la restauration à emporter tente de limiter la casse

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Si les restaurants sont fermés depuis le samedi 14 mars au soir, ceux qui proposent des plats à emporter ou à la livraison peuvent poursuivre leur activité. Beaucoup ont quand même choisi de fermer, mais certains ont ouvert pour tenter de limiter la casse financièrement.

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livreur UBER EATS © Radio France - Alban Forlot

"J'ai voulu tenter pour limiter la casse", dit Abdelkader Boukarabila, gérant du French Food qui fait dans la restauration rapide à Châteauroux. Lui, comme une poignée d'autres, ont tenu à rester ouverts malgré le confinement puisque les règles les y autorisent, afin d'éviter de perdre un mois, voire plus. "On prend toutes les précautions. Personne n'entre dans le restaurant, on travaille avec des livreurs Uber Eats__, nous déposons les commandes à une fenêtre, eux les récupèrent et les emmènent chez le client." Les clients, qui sont-ils ? "Des gens qui travaillent encore, ou des familles qui veulent changer un peu de ce qu'ils cuisinent tous les jours", explique un autre restaurateur. Une chose est sûre, ils ne se bousculent pas. "J'ai peut-être dix commandes par jour" se désole Abdelkader. "Je pense que je termine le mois de mars et j'arrête. Je perds de l'argent, et j'ai des produits frais qui vont se perdre. C'est vraiment très compliqué."

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Chez O'166, avenue de la Châtre à Châteauroux, c'est le gérant qui livre lui-même les plats, en plus des livreurs Uber. Il est s'est associé à sa femme pour monter cette affaire il y a tout juste un mois et demi. Un début cauchemardesque qui les pousse à s'adapter. "On propose des plats à emporter comme on le ferait habituellement, on a peut-être une vingtaine de commandes. "Cela permet de payer les factures, EDF, le loyer. Je sais qu'elles seront reportées, mais il faudra bien les payer un jour. Autant le faire tout de suite." Sur ses deux cuisiniers, l'un travaille, l'autre est au chômage partiel.

Une activité toujours autorisée, mais qui ne fait pas recette

Si les marchés ouverts ont dû fermer, tout comme les commerces jugés pas indispensables, eux peuvent poursuivre leur activité puisqu'ils sont des commerces de bouche.  Reste que beaucoup de clients ne le savent pas ou s'en passent, comme Marie, qui vit dans le sud de l'Indre et a été contrôlée dernièrement par les forces de l'ordre alors qu'elle allait chercher des pizzas. "Ils ne m'ont pas verbalisé mais m'ont dit qu'il valait mieux éviter, je leur ai répondu d'accord, mais c'est autorisé, j'ai du mal à comprendre ! "

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