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Creys-Malville : le démantèlement de Superphénix se poursuit et des robots sont utilisés

Alors que le chantier de démantèlement de Superphénix à Creys-Malville (Isère) doit encore se poursuivre jusqu'en 2030, EDF, l'exploitant s'attelle à retirer le dernier bouchon de la cuve. Et pour certaines étapes sensibles de ce vaste chantier a recours à des robots.

Le site de Creys-Malville.
Le site de Creys-Malville. - Gérard Alloin

Superphénix, c'est le plus grand réacteur à neutrons rapides au monde. C'est aussi le plus grand réacteur en cours de démantèlement au monde. On le trouve tout au nord du département de l'Isère, au hameau de Malville, sur la commune de Creys-Mépieu. Il a cessé de fonctionner fin 98, après un choix du gouvernement Jospin en juin 1997. Mise en service en 1985, le centrale n'aura fonctionné que 53 mois. Les incidents en série,  les longs arrêts techniques et les coûts élevés auront eu raison de ce qui était présenté à l'époque comme ce qui devait être le fleuron du nucléaire français.

Des robots et des ateliers confinés pour traiter certains éléments et éviter tout contact avec les employés

Le chantier de démantèlement, lui, a démarré en 2003 avec la salle des machines et d'autres parties non nucléaires.  Cela a démarré en 2006 pour tout ce qui était nucléaire. C'est dans un bâtiment haut de 85 mètres que l'on trouve le cœur de Superphénix, une cuve de 24 mètres de diamètre. Elle est fermée par trois gros bouchons, imbriqués les uns dans les autres. Le premier, le plus petit - près de 200 tonnes - et le plus au cœur, a été retiré à l'été 2019, permettant ainsi l'ouverture de la cuve. Les équipes s'attellent jusqu'à la fin de l'année au plus gros, le plus à l'extérieur. "Il pèse 540 tonnes", détaille Mathieu Ponnet, le directeur du site.

Mathieu Ponnet, directeur de la centrale de Creys-Malville, revient sur le retrait du 3e et dernier bouchon de la cuve.

Au centre de la photo, le gros bouchon tournant à retirer.
Au centre de la photo, le gros bouchon tournant à retirer. © Radio France - Céline Loizeau

Fin du démantèlement prévue pour 2030

Si certaines opérations peuvent s'effectuer "en contact" par les opérateurs, d'autres nécessitent d'avoir recours à des robots. Un bras robotisé que l'opérateur commande à distance et ce pour ne pas entrer en contact avec des éléments encore dangereux, activés. C'est le cas par exemple pour des éléments du "bouchon couvercle cœur", extrait en 2019.  Ca se passe dans un atelier de découpe confiné et grâce à un bras robotisé baptisé Rodin. Mathieu Ponnet est le directeur du site.

Des techniques intéressantes alors que 9 centrales en France sont en cours de démantèlement ou sont en passe de l'être.

Sur l'écran de droite, on voit la scie en pleine opération de découpe. Sur l'écran central, une zone de stockage des pièces découpées. Tout se fait à distance par l'opérateur et grâce à un bras robotisé.
Sur l'écran de droite, on voit la scie en pleine opération de découpe. Sur l'écran central, une zone de stockage des pièces découpées. Tout se fait à distance par l'opérateur et grâce à un bras robotisé. © Radio France - Céline Loizeau

En moyenne, chaque année, EDF investit 50 millions d'euros pour le fonctionnement et la maintenance du site. Le chantier de démantèlement de Superphénix doit prendre fin en 2030 avec en dernier l'assainissement des structures bétons et le déclassement du site, qui restera propriété d'EDF.  300 personnes - 80 salariés d'EDF et 220 prestataires - travaillent actuellement sur place.

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