Économie – Social

À Dijon, un bureau d’embauche tenu par la CGT pour aider SNCF Réseau à recruter

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne mardi 3 octobre 2017 à 21:32 Mis à jour le mardi 3 octobre 2017 à 21:35

Dès l'ouverture du bureau d'embauche, les premiers candidats à un emploi chez SNCF Réseau se sont présentés..
Dès l'ouverture du bureau d'embauche, les premiers candidats à un emploi chez SNCF Réseau se sont présentés.. © Radio France - Jacky Page

La CGT-cheminots a tenu ce mardi après-midi un bureau d'embauche sur le parvis de la gare de Dijon. Objectif : recueillir des candidatures pour les 2800 postes à pourvoir chez SNCF Réseau, l'entreprise qui gère et entretien les voies ferrées.

Un bureau d'embauche en plein air, tenu par un syndicat, c'est ce qu'on a pu voir ce 3 octobre de 16h00 à 18h00 devant la gare de Dijon. SNCF réseau qui doit moderniser les voies ferrées classiques, et compenser les départs à la retraite, recrute 2800 personnes dans toute la France. Des ingénieurs, techniciens de voies, de caténaires, de signalisation, des électriciens, en tout 150 métiers. Malgré tout, le recrutement marque le pas.

S'assurer que toutes les candidatures soient prises en compte

La CGT-Cheminots a donc décidé de tenir ses propres bureaux d'embauche, doutant de la réelle bonne volonté de la direction. « On présume que la direction organise la pénurie de personnel », lance David Michaudet, responsable du secteur fédéral CGT cheminots de la région de Dijon. Face à lui, de l'autre côté de la table pliante installée pour l'occasion, un jeune homme tend son curriculum vitæ et sa lettre de motivation. David Michaudet lui demande s’il a le baccalauréat. Quand le candidat lui répond qu’il n’a qu’un CAP, le syndicaliste lui dit très franchement que ça va être difficile pour le travail convoité. En revanche, l’affaire est mieux engagée pour Grégory. Âgé de 26 ans, il est titulaire d’un BTS, d’une licence, et a même fait une fac de langues. Il voudrait devenir aiguilleur, même si il semble trop diplômé pour cet emploi. Son frère travaille déjà à la SCNF « il a pu monter très vite en grade, et il y a une rapide évolution des postes ».

En à peine trois quarts d'heure, une vingtaine de candidats déposent un dossier. Les CV et lettres de motivations recueillis sont ensuite transmis à la DRH de SNCF-Réseau. La CGT tiendra à s’assurer que les candidatures auront bien été enregistrées et traitées par la direction. Gérald Méchet, à la direction des ressources humaines de l’entreprise, précise que si les procédures de recrutement sont lourdes, c’est parce que des agents seront appelés à intervenir sur la signalisation , à devenir aiguilleurs, à des postes où la sécurité est essentielle. Outre les entretiens d'embauche classiques, il faut passer des tests médicaux et psychologiques. Au final, peu de candidats sont retenus.

Manque de motivation ?

S’il est vrai que la procédure est exigeante, Gérald Méchet déplore aussi un manque de motivation des candidats : « il arrive qu’à des sessions de recrutement où 12 personnes sont convoquées, deux ou trois soient absentes. On se dit que c’est un manque de motivation par rapport à la recherche de l’emploi ». Dans ce contexte, il salue tout de même l’initiative de la CGT : « c’est une très bonne initiative. Aujourd’hui, on est preneur de tous les canaux qui peuvent nous apporter des CV, parce que ça nous fait des candidats ».

La CGT tiendra des bureaux d'embauche dans toute la région pendant la première quinzaine d'octobre. On peut aussi déposer CV et lettres de motivation par courriel : cgteicbfc@gmail.com