Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
DOSSIER : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim : "l'équipe ne se voit pas appuyer sur le bouton"

A deux jours de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, les salariés sont pleins d'amertume. Beaucoup ne souhaitent pas quitter la région et dénoncent le manque de solutions proposées par EDF.

Pour les salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), l'inquiétude de l'avenir se mêle à la douleur de quitter l'entreprise. A l'heure de la fermeture, les salariés sont inquiets pour leur reconversion qu'ils estiment mal préparée par EDF. Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim sera mis à l’arrêt dans la nuit de vendredi à samedi. Le démantèlement prendra au moins 20 ans.

A LIRE AUSSI – Cinq choses à savoir sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

Pour la majorité des salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim, la fermeture à un goût amer. Ils ont le sentiment d'un immense gâchis et se sentent déconsidérés.

Julien Raichlé, est technicien d'exploitation à la centrale nucléaire. Il raconte le sentiment d'impuissance et la chape de plomb qui pèse ces derniers jours, dans les travées de la centrale. "L’équipe ne se voit pas du tout appuyer sur le bouton".

Un accompagnement qui n'est pas à la hauteur

Comme ses collègues qui travaillent à la centrale nucléaire, Julien Raichlé a beaucoup d'amertume : "Pour nous, le compte n'y est pas. On n'a pas atteint un niveau d'accompagnement social qui pourrait entièrement nous correspondre".

Il faut dire que les possibilités de reclassement, nécessitent un déménagement qui est inenvisageable pour la plupart des salariés qui ont construit leur vie en Alsace. "Les possibilités sont celles d’aller dans une autre centrale nucléaire. On vous indemnise, vous prenez tout ce que vous avez ici et vous partez. Les salariés sont attachés à leur région".

Un sentiment d’injustice

Ce qui a dû mal à passer, c'est aussi l'idée même de la fermeture de leur outil de travail, que les salariés estiment performant. "Ce qui est rageant, ce n’est pas une entreprise qui ferme parce qu’elle va mal, mais parce qu’on a décidé de la fermer".

Il n'en peux plus d'écouter tous ceux qui depuis des jours parlent de la centrale, alors qu'elle représente son quotidien depuis des années : "J’ai encore quitté le réacteur hier soir à 22 heures. On connait mieux la machine que ceux qui s’expriment sans savoir".

Les salariés sont d'ailleurs convaincus que le site aurait pu ou dû continuer de fonctionner sans les lobbys antinucléaires. "Aujourd’hui, c’est une machine qui fonctionne. On fait partie des meilleurs réacteurs de France. Ceux qui nous ont fermés, ce ne sont pas des écologistes, ce sont des antinucléaires".

La peur de l'avenir

Il dénonce l’impréparation et parle de sa douleur. "On a des familles, des femmes, des amis. On est tous stressés. Nos parents, ils ont peur pour nous".

Comme beaucoup de salariés qui ne veulent pas déménager et quitter l'Alsace, il ne sait pas ce qu'il va faire. Il imaginait pourtant qu'EDF avait d'autres propositions :"On imaginait qu'une grande entreprise comme EDF allait faire quelque chose dans le territoire pour permettre à ses salariés de de rester".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu