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Économie – Social

"On a gagné une bataille mais on n'a pas gagné la guerre"

lundi 5 novembre 2018 à 8:25 Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin

Fabrice Suzanne, le président du groupement des boulangers de la Manche réagit sur France Bleu Cotentin alors que le préfet de la Manche a reconduit l'obligation pour tous les établissements vendant du pain à fermer un jour par semaine

les boulangers manchois ont remporté leur bras de fer contre les industriels
les boulangers manchois ont remporté leur bras de fer contre les industriels © Radio France - Nathanael Charbonnier

Coutances, France

Pourquoi tenez vous tant à cette obligation pour les vendeurs de pain de fermer un jour par semaine ?

C'est une question d'équilibre sur le territoire. Supprimer cet arrêté; ça aurait été une catastrophe pour beaucoup de petites boutiques, on déséquilibrait le marché, on laissait la priorité à la grande distribution, aux grands industriels qui sont très virulents sur tout le territoire. Ils sont en train d'attaquer tous les arrêtés, département par département. Pendant les négociations, on a eu face à nous des gens odieux.

Pour vous, pour les petites boulangerie, c'est compliqué de travailler 7 jours sur 7 ?

C'est quasiment impossible. Dans la Manche; nous avons 370 boutiques, avec 3 ou 4 personnes qui y travaillent comment voulez vous ouvrir 7 jours sur 7. Cet arrêté il sert à maintenir un maillage c'est tout, ça s'arrête là.

Aviez-vous aussi l'inquiétude que les grandes surfaces profitent de cette brèche?

La brèche on la voit déjà, elle est ouverte un peu partout. Avec cet arrêté on a gagné une bataille mais on n'a pas gagné la guerre. je mets en garde les élus qu'ils fassent attention à ce qui se passe. Chaque jour j'ai des appels de boulangers qui me disent "on va fermer  ". Il faut se réveiller! Je dis aux élus : Alerte ! Fabrice Suzanne, président du groupement des boulangers de la Manche