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Économie – Social

À Grenoble, le site Alstom-General Electric toujours occupé par les employés contre la suppression de 345 postes

dimanche 8 octobre 2017 à 21:02 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère et France Bleu

Ils se sont relayés tout le weekend pour bloquer l'accès à leur usine, et passent depuis mercredi la nuit dehors. Les salariés continuent de protester contre la suppression de 345 postes sur le site grenoblois. Ils se réunissent en assemblée générale ce lundi pour décider de la suite.

Le grand portail reste bloqué, les salariés sont toujours sur place.
Le grand portail reste bloqué, les salariés sont toujours sur place. © Radio France - Alexandre Berthaud

Grenoble, France

Ils ont eu le soleil avec eux, pour garder chauds des cœurs qui l'étaient déjà. Solidarité, paella, crêpes, musique, et jeux de cartes : voilà la recette pour tenir un piquet de grève durant un weekend qui donne plus des envies d'escapade qu'autre chose. "On ne voulait pas en arriver là, mais maintenant on ne bougera pas", affirme Jean-Baptiste, six ans d'expérience chez GE.

On se mobilise, on se relaie pour tenir le piquet de grève. - Radio France
On se mobilise, on se relaie pour tenir le piquet de grève. © Radio France - Alexandre Berthaud

Dialogue compliqué

Le dialogue compliqué de la fin de semaine dernière s'est transformé en mutisme. Vendredi une réunion en Préfecture avait vu la direction faire quelques petits pas : loin d'être assez pour les salariés. "On aimerait zéro licenciements, mais si on ne peut pas y arriver, on veut une compensation conséquente, surtout au vu des moyens de l'entreprise", explique un délégué syndical.

L'image est forte, cet ouvrier la corde au cou symbolise la suppression des 345 postes prévue par General Electric. - Radio France
L'image est forte, cet ouvrier la corde au cou symbolise la suppression des 345 postes prévue par General Electric. © Radio France - Alexandre Berthaud

"Négocier c'est fermer l'entreprise à moyen terme"

Les salariés avaient voté de justesse la poursuite de la grève du weekend (101 voix contre 98), un nouveau vote aura lieu ce lundi. Les salariés sont tous concernés, même ceux qui seront conservés dans le cadre de ce PSE, comme Damien. "Si on négocie, c'est comme si on fermait un peu l'entreprise à moyen terme", explique-t-il, "c'est grave qu'on perde ces compétences sur l'hydroélectrique, surtout dans une région comme Grenoble".

Les salariés attendant que la direction fasse de vrais efforts, tous sont motivés pour garder le piquet. - Radio France
Les salariés attendant que la direction fasse de vrais efforts, tous sont motivés pour garder le piquet. © Radio France - Alexandre Berthaud