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Économie – Social

A Hendaye, le monde de la finance montre son visage vertueux : la finance solidaire

mardi 7 novembre 2017 à 18:24 Par Théo Hetsch, France Bleu Pays Basque

En pleine affaire Paradise papers, la finance solidaire organise une semaine de sensibilisation. Alors que certains cachent leur fortune dans les paradis fiscaux, d'autres épargnent de façon responsable, en finançant des entreprises d'insertion, des projets écologiques ou des logements sociaux.

Domique Albenque consacre 10% de son épargne à des projets responsables et s'investit dans la finance solidaire.
Domique Albenque consacre 10% de son épargne à des projets responsables et s'investit dans la finance solidaire. © Radio France - Théo Hetsch

Hendaye, France

A deux pas du casino, le monde de la finance montre son côté vertueux. De l'épargne réinjectée dans l'économie, dans des projets d'intérêt général, c'est ça le but de la finance solidaire.

Pascal Bertincourt gère le pole 64 à Hendaye, un espace culturel, artistique et un restaurant. Il est venu chercher des financeurs : "c'est important pour nous d'avoir des partenaires financiers qui ont une démarche éthique et qui correspondent aux projets que l'ont mène, explique-t-il, on n'est même pas allé voir les banques "classiques", on n'en veut pas".

Certes, le secteur est en progression, il a doublé en dix ans. La finance solidaire représente aujourd'hui 10 milliards d'euros. Mais cela reste encore une goutte d'eau dans l'océan de la finance.

Moins de 0,3% de l'épargne des Français

Le Pays basque est un territoire dynamique en la matière. Par exemple, c'est le seul endroit où les Clefe ont perduré, les "clubs locaux pour les femmes qui entreprennent". Il y en a 10 sur notre territoire. Claire Lacave en est la coordinatrice : "ce sont des groupes de personnes qui, tous les mois, épargnent 15 à 50 euros et à la fin de l'année, on a 5 000 ou 6 000 euros pour financer un projet local porté par une femme, explique-t-elle, car les banques ont du mal à prêter lorsqu'on a pas cette mise de départ".

Les projets sont très variés : "on a par exemple participé à financer une entreprise de plants bio, ou encore une femme marin-pêcheur", raconte Claire Lacave. Une épargne plus faible mais utile : en 20 ans, les clefe ont accompagné 100 entrepreneuses. 65 sont toujours en activité. Elles ont crée plus de 120 emplois.

"Au moins, je sais à quoi sert l'argent"

Mais cela reste encore un cas isolé. La finance solidaire représente moins de 0,3% de l'épargne des Français. Des citoyens comme Dominique Albenque, il est tombé dans l'épargne solidaire il y a une dizaine d'années. Une partie des intérêts qu'il perçoit est reversée à des associations : "j'avais un produit bancaire qui arrivait à échéance et j'ai décidé de répartir 10% de mon épargne dans des projets solidaires", explique-t-il. "J'ai pris des parts dans une société qui produit de l'énergie renouvelable ou encore dans une autre qui achète des terres agricoles pour les paysans" raconte le retraité.

"Au moins, je sais à quoi sert l'argent", assène-t-il, "ça sert à financer des projets qui me tiennent à coeur, et puis ça permet de soutenir des initiatives locales également". Pour investir dans la finance solidaire, toutes les infos sont sur le site de Finansol, association chargée de promouvoir la finance solidaire en France.