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Dossier : Stellantis ex-PSA à Sochaux

A l'usine Stellantis de Sochaux, la CGT tente de freiner la suppression des transports collectifs

Les jours du service de transports de salariés par bus sont comptés à l'usine Stellantis de Sochaux. La direction avait annoncé sa disparition dès 2022. La CGT pense que ce sera plus tôt. Le syndicat veut résister pour défendre un service utile à l'environnement et aux 500 salariés transportés.

La noria des bus à l'entrée de l'usine, à chaque passage de tournée
La noria des bus à l'entrée de l'usine, à chaque passage de tournée © Radio France - Christophe Beck

La CGT rêve de freiner la suppression annoncée du transport des salariés par bus à l'usine Stellantis de Sochaux. Le service existe depuis 70 ans. Il y a deux ans, la direction de l'usine avait annoncé sa disparition au plus tard l'année prochaine au moment de la mise en service de la nouvelle usine. 

Une fréquentation des bus en baisse constante

Il y a plusieurs raisons à cette suppression, selon la direction. La fréquentation de ces bus spéciaux s'effrite d'années en années. Moins de 500 opérateurs (CDI et intérimaires) sont transportés chaque jour sur les 26 lignes encore en service.  Pour la CGT, la direction organise cet effritement avec des regroupements de lignes et des horaires parfois dissuasifs. "Suite à la réorganisation, on a une ligne qui part de Luxeuil-les-Bains à 2h50 le matin. C'est sûr qu'avec des horaires comme ça, on pousse les gens à préférer leur voiture, même si ça occasionne des frais supplémentaires", explique Agnès Tuaillon, chef de bus et militante CGT. 

Des transports peut compatibles avec la flexibilité de l'usine du futur

La deuxième raison à cet arrêt des transports est la flexibilité, amenée à s'étendre, sur la future ligne de production. Une flexibilité difficilement compatible avec des horaires de transport. "On voit déjà que certains secteurs font une heure en plus. D'autres pas. Certains travaillent le samedi. La flexibilité s’accroît"

Jérome Boussard, Agnès Tuaillon et Laurent Parisot de la CGT
Jérome Boussard, Agnès Tuaillon et Laurent Parisot de la CGT © Radio France - Christophe Beck

La CGT a écrit à la ministre de la transition écologique Barbara Pompili pour lui demander d'intervenir auprès du constructeur. "Stellantis Sochaux ne peut pas se targuer d'agir sur l'environnement en créant des parkings photovoltaiques d'un côté et d'un autre mettre des centaines de travailleurs individuellement sur les routes" écrit le syndicat. Sans compter "le confort et la sécurité pour le salarié qui peut se poser dans le bus après une journée de travail de huit heures", ajoute Laurent Parisot, membre CGT de la commission transport à l'usine Stellantis de Sochaux . 

Un transport urbain pour les ouvriers du petit matin

La troisième raison invoquée par la direction est le coût de ce service de transport disproportionné par rapport à cette majorité des salariés qui viennent à l'usine en voiture. Elle annonce qu'elle va mettre en place des solutions pour les salariés transportés : aide à l'achat d'une voiture, accompagnement au permis de conduire et service de covoiturage.  Par ailleurs, le constructeur va se rapprocher des collectivités pour réfléchir à une solution de transport collectif les petits matins à destination des ouvriers qui embauchent avant 6h00 dans les usines du Pays de Montbéliard.  

Quant à l'échéance de cette suppression, la direction se refuse à avancer une date. Ce sera au plus tard à la mise en service de la nouvelle usine, l'année prochaine. La CGT redoute qu'elle n'intervienne plus tôt. Peut-être dès la rentrée prochaine. 

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