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Économie – Social

A la Chapelle-d'Armentières, un salarié rachète le garage de son patron... qui devient salarié

lundi 8 janvier 2018 à 6:31 Par Margot Delpierre, France Bleu Nord

Ils sont deux à travailler dans ce garage de la Chapelle-d'Armentières (Nord). Le patron qui partira à la retraite dans deux ans a vendu son garage à son salarié. Depuis le 1er janvier, les rôles sont désormais inversés.

Kévin et Michel, le nouveau patron et l'ancien
Kévin et Michel, le nouveau patron et l'ancien © Radio France - Margot Delpierre

La Chapelle-d'Armentières, France

Ils parlaient de ce projet depuis près de six ans. C'est officiel depuis le 1er janvier : Kévin Pollet 36 ans est le nouveau patron du garage. Il l'a racheté à son créateur, Michel Dekeirle, 58 ans. "C'est vrai que ça fait un pincement au coeur, confesse Michel. Quand on a fait des heures et des heures comme moi au garage... ça vous fait quelque chose".

Il l'a "créé à l'âge de 24 ans tout seul". "J'ai commencé sans rien, explique Michel. Ma femme ne travaillait pas, on avait deux enfants. Il a fallu se relever les manches. C'est un peu mon bébé, c'est sûr." 

En attendant son départ à la retraite dans deux ans, Michel va donc continuer de travailler au garage, comme salarié cette fois. Une transition en douceur qui permet aussi à Kévin de s'appuyer sur l'expérience de l'ancien patron. Kévin, qui s'absente régulièrement le temps de passer son diplôme d'agent Renault, peut compter sur Michel.

Un retournement de situation bien vécu

Aujourd'hui, pas de grand bouleversement dans leurs rapports. Ces deux-là se connaissent depuis treize ans et se font entièrement confiance. "J'étais pas le patron qui donnait des ordres, "fais ceci, fais cela". Je n'ai jamais été un patron directionnel, ça restait toujours familial", assure Michel Dekeirle. Quelque part, le garage reste dans la famille, et cela rassure les clients fidèles, dont quelques Parisiens. "Ils sont ravis que ce soit moi qui reprenne", ajoute Kévin.

Des projets personnels et professionnels

Prochaine grande étape pour le garage : le départ de Michel et l'embauche d'un nouveau salarié, "peut-être un apprenti". Kévin souhaite aussi moderniser ce garage créé en 1984 en proposant par exemple des véhicules de prêt ou le paiement par téléphone.

Michel, "onze fois papi", va quant à lui profiter de ses proches et de son camping-car.