Économie – Social DOSSIER : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

A La Souterraine, la journée portes ouvertes des salariés de GM&S tombe à l'eau

Par Hugo Charpentier, France Bleu Berry, France Bleu Creuse et France Bleu samedi 16 septembre 2017 à 13:30

L'usine GM&S bloquée ce samedi par une dizaine de camions de CRS
L'usine GM&S bloquée ce samedi par une dizaine de camions de CRS © Radio France - Hugo Charpentier

Les salariés de GM&S n'ont pas pu organiser ce samedi leur journée "portes ouvertes". A l'occasion des journées du patrimoine ce weekend, ils souhaitaient faire visiter l'usine au public.

Les salariés de GM et S n'ont pas pu organiser ce samedi leur journée "portes ouvertes". A l'occasion des journées du patrimoine ce weekend, ils souhaitaient faire visiter l'usine au public. Une cinquantaine de policiers et une quarantaine de gendarmes ont été déployés autour de l'entreprise. Selon la préfecture, il s'agit de "la simple application du droit de propriété". Le nouveau propriétaire de l'usine, Alain Martineau, PDG du repreneur GMD, a refusé que l'usine soit ouverte au public, évoquant notamment des raisons de sécurité.

Une situation que redoutait Patrick Brun, délégué syndical CGT : "On s'attendait bien qu'il y aurait quelque chose vu que monsieur Martineau n’avait pas donné son autorisation. Mais delà à envoyer les CRS, c'est lamentable".Patrich Brun avait à cœur de faire visiter son usine pour montrer au public que le Plan de sauvegarde de l'emploi qui prévoit de conserver 120 salariés n'est pas viable selon lui. "On sait comment marche l'entreprise et 120 emplois, ce n'est pas assez". Didier Soulat, trente-six ans de boîte, n'a tout simplement jamais vu ça : "Les CRS c'est quand même impressionnant. Moi je suis en colère, j'ai l'impression qu'on cherche à nous provoquer".

Reportage devant l'usine GM&S

157 lettres de licenciement

Cette nouvelle journée de tension intervient au lendemain de la validation du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) par la Direction régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte). Les salariés de l'équipementier automobile creusois vont donc recevoir, à partir de ce lundi, leur lettre de licenciement. En tout, ce sont 157 lettres qui doivent être envoyées.