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À Lattes, les salariés licenciés de Schneider veulent une prime

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

L'usine Schneider Electric de Lattes (Hérault) doit fermer ses portes cette année. Les 80 salariés, en pleine négociation sur les conditions de départ, réclament une prime de préjudice de 25.000 euros, la direction refuse. Deux salariés entament ce lundi une grève de la faim.

Le piquet de grève devant l'usine Schneider Electric à Lattes
Le piquet de grève devant l'usine Schneider Electric à Lattes © Radio France - Sébastien Garnier

Depuis la fin de  la semaine dernière, des salariés de Schneider Electric à Lattes (Hérault) sont en grève et se relaient jour et nuit devant le portail de l'usine. Le site va fermer cette année, laissant sur le carreau 80 personnes, et les négociations avec leur direction sur les conditions de départ n'ont pas été dans le sens qu'ils souhaitaient. 

Monique MIRANDA l'une des salariées en grève, elle est membre du syndicat FO

Une prime de préjudice de 25.000 euros 

Devant le portail de l'usine, ils sont une cinquantaine autour d'un feu. Ils ont déployé une banderole "Stop aux massacre industriel et aux suppressions d'emplois" . Les syndicats négociaient avec la direction depuis cinq mois. Le 12 janvier, elle leur a dit : "Fin des discussions". Ce n'est pas acceptable, pour Jean-Charles Bigotière de FO. Il estime que la prime de préjudice de 25.000 euros réclamée est méritée au regard de ce qu'ont enduré les salariés ces dernières années. "On a sacrifié tous les sites du bassin montpelliérain, c'est le troisième qui ferme donc les salariés, en ont marre. Certains ont eu cinq restructurations en neuf ans donc il veulent cette prime de préjudice."

"Je veux quelque chose qui soit digne d'être reçu par un ouvrier qui a travaillé toute sa vie. Une reconnaissance du travail des gens d'en bas." Denis salarié de 57 ans 

Face a la mobilisation, la direction a fait un pas en acceptant finalement de discuter de cette prime, mais pas pour un montant aussi élevé. Lundi soir elle a proposé la somme de 5000 euros net par salarié. Insuffisant répondent les grévistes.  Deux d'entre eux ont décidé d’entamer une grève de la faim, comme Denis Parrinello, 57 ans. Il ne demande pas la lune, mais "assez pour partir sereinement". Pour l'instant, le bras de fer continu. 

Reportage devant le portail de l'usine

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