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Économie - Social

À Lille, la CGT veut montrer "l'envers du décor" de Décathlon

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Ce sont des salariés qu'on entend rarement se plaindre : ceux de Décathlon. L'enseigne nordiste est souvent classée parmi les entreprises où il fait bon vivre, mais ce mardi, une vingtaine d'équipiers de la marque de vélos Btwin se sont réunis devant l'usine d'assemblage de Lille-Hellemmes.

A l'appel de la CGT, une vingtaine de personnes se sont rassemblées ce mardi matin devant l'usine d'assemblage de Btwin.
A l'appel de la CGT, une vingtaine de personnes se sont rassemblées ce mardi matin devant l'usine d'assemblage de Btwin. -

Lille, France

La CGT veut dénoncer ce qu'elle appelle "l'envers du décor" de Décathlon. L'enseigne de sport nordiste, désignée entreprise préférée des Français, est régulièrement classée très haut parmi les sociétés où il fait bon travailler. Mais ce mardi, le syndicat appelait à un rassemblement devant l'usine d'assemblage de vélos de la marque Btwin, à Hellemmes, près de Lille.

Une vingtaine de personnes y ont participé, et dénoncé l'atmosphère dans cette usine Jetlane : méthodes de management de plus en plus dures, conditions de travail de plus en plus mauvaises, et cadences de plus en plus intenses. 500 vélos sortent chaque jour de ces lignes d'assemblage. Samia Salhi, représentante CGT, et élue au CSE, affirme qu'une "responsable de groupe, qui est là depuis onze ans, a tenté de mettre fin à ses jours. Le management a changé, on lui a fait clairement comprendre qu'elle ne créait pas de valeur. On a des risques graves de burn-out, de craquage au travail, de suicide. Le bien-être, l'humain n'existent plus".

ECOUTEZ : Samia Salhi, représentante CGT de Jetlane, usine d'assemblage de vélos de Décathlon

Dès qu'on sort de la pensée Décathlon, on est disqualifié - Un salarié de Jetlane

Un salarié, qui souhaite rester à anonyme, témoigne de sa souffrance au travail : "J'étais chef d'équipe, et du jour au lendemain on m'a destitué, car on estimait que je ne valais pas le coup, que j'étais trop proche de mes collaborateurs. J'ai énormément souffert, et j'en souffre encore. J'ai la sensation de ne pas être écouté. Il faut suivre une pensée Décathlon, et dès qu'on sort de ce cercle, on est disqualifié".

ECOUTEZ : un salarié de Décathlon, qui souhaite garder l'anonymat

La direction juge le mouvement minoritaire

Après cette première mobilisation, le directeur de Jetlane a réagi, au micro de France Bleu Nord. Pour Jordane Czapski, "il s'agit d'une quinzaine de collaborateurs, sur les 200 de l'usine. Le bien-être au travail fait partie de notre projet au quotidien, j'en veux pour preuve les enquêtes internes : 77% des collaborateurs de Décathlon sont heureux au travail. Mais on reste à l'écoute, j'aurai grand plaisir à pouvoir discuter (avec les manifestants) des causes qui les ont poussés à créer ce mouvement".

ECOUTEZ : Jordane Czapski, directeur de Jetlane

La CGT assure que la mobilisation va s'amplifier, et espère que les salariés d'autres marques de Décathlon vont s'y associer.

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