Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

A Limoges, avant les annonces d'Emmanuel Macron aux gilets jaunes : "le peuple veut de la monnaie trébuchante"

lundi 10 décembre 2018 à 10:31 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Le chef de l'Etat doit annoncer des mesures "concrètes et immédiates" ce lundi soir, mais les gilets jaunes mobilisés en Haute-Vienne sont sur leurs gardes. Yvon Pasquet, l'un des animateurs du mouvement à Limoges, reconnaît que les revendications ont évolué. Il était à 8h15 l'invité de France Bleu.

Manifestation des gilets jaunes à Brive-la-Gaillarde en Corrèze, le 20 novembre 2018.
Manifestation des gilets jaunes à Brive-la-Gaillarde en Corrèze, le 20 novembre 2018. © Radio France - Nicolas Blanzat

Limoges, France

Va-t-il donner envie aux manifestants de ranger leur gilet jaune, ou les renforcer dans leur mobilisation ?  Emmanuel Macron s'exprimera ce lundi soir à 20h, depuis l'Elysée. Selon sa ministre de l'Economie, il aura des mesures "concrètes et immédiates" à annoncer, au lendemain d'un 4ème week-end de mobilisation des gilets jaunes. 

Les solutions des gilets jaunes

Alors qu'attendent les gilets jaunes à Limoges ? "On a suspendu des taxes, c'est ce qu'on avait demandé en premier", reconnaît Yvon Pasquet, l'un des animateurs du mouvement, mais "aujourd'hui, on en est à la revalorisation du SMIC, une remise à plat des salaires et des bases de retraite". Il évoque notamment le besoin de "taxer les camions étrangers qui traversent la France sans prendre une goutte de gasoil", ou "leur proposer du ferroutage, non-polluant". Selon Yvon Pasquet, ce sont des solutions qui peuvent être mises en place immédiatement. 

Le Limougeaud estime aussi que l'Etat peut récupérer de l'argent, par exemple auprès du groupe PSA qui a été aidé lorsqu'il rencontrait des difficultés. "Aujourd'hui, Peugeot va mieux, et bien il peut rembourser !". Reste la question de l'ISF, et là, Yvon Pasquet pense que le chef de l'Etat doit rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune. "Il doit comprendre que c'est le peuple qui l'a mis au pouvoir", et qu'il "veut écrire son histoire".  

"Sans dialogue, on est obligés de continuer...

Après 3 semaines de blocages, d'opérations escargot, de manifestation, Yvon Pasquet se dit satisfait de voir que les gens se sont encore bien mobilisés, mais "en même temps, c'est une désolation" d'arriver au 4ème week-end de manifestation. "Sans dialogue, on est obligés de poursuivre", justifie Yvon Pasquet, "_et d'aller plus profondément dans l'action, parce qu'_on nous a lâché des bribes, mais ce que le peuple demande, c'est de la monnaie trébuchante avant la fin de l'année".  

A Limoges, une mobilisation calme

Alors que les manifestations ont donné lieu à Paris, mais aussi à Bordeaux, à des scènes d'émeute et de pillage, le calme a régné en Limousin. "Vous savez, Limoges est une ville de syndicats, et on a toujours su faire la part des choses, jamais dans la violence, et je suppose que Limoges restera dans le calme", explique Yvon Pasquet, qui souhaite poursuivre le dialogue avec le préfet, les députés. Il note que "malheureusement, ce sont ceux qui cassent qui sont entendus", et qu'alors que les gilets jaunes demandent des baisses d'impôts, il va bien falloir payer tous ces frais liés aux dégâts.