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A Méaulte, la colère des salariés du sous traitant aéronautique AAA contre le plan de sauvegarde de l'emploi

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Par , France Bleu Picardie

A l'appel de la CFDT, plus de cinquante salariés du sous-traitant aéronautique AAA ont manifesté ce mardi devant leur entreprise à Méaulte, près d'Albert. Sur le site samarien, 90% des 155 postes sont menacés et les conditions de départ proposées par la direction sont jugées "inacceptables".

La manifestation a rassemblé plus de cinquante personnes devant le site de l'entreprise AAA.
La manifestation a rassemblé plus de cinquante personnes devant le site de l'entreprise AAA. © Radio France - François Sauvestre

L'aéronautique est toujours en pleine turbulences. Depuis le début de la crise du coronavirus, c'est l'un des secteurs les plus touchés. L'onde de choc est énorme. Rien que chez Airbus ce sont 15 000 postes qui vont être supprimés dans le monde. 

Et dans des dizaines d'entreprises des négociations sont ouvertes sur des plans sociaux à venir. C'est le cas chez Assistance Aéronautique et Aérospaciale (AAA), sous traitant de Stelia, filiale d'Airbus. En France, 719 des 1 600 postes sont menacés de suppression et sur le site de Méaulte, près d'Albert ce sont 139 des 155 postes qui sont sur la sellette. 

Et les conditions du plan de sauvegarde proposées par la direction sont jugées "inacceptables" par la CFDT, majoritaire sur le site samarien et qui a appelé à la mobilisation ce mardi. Un peu plus de cinquante salariés se sont retrouvés devant l'entreprise avec feu de palette et banderoles dénonçant le PSE. 

Le sentiment d'être "jetés"

"On a toujours été là pour AAA donc il faut que l'entreprise soit là pour nous", clame Isabelle Watrelle, salariée du secteur aéronautique depuis trente ans à Méaulte dont douze passés chez AAA. Elle se désespère des conditions de ce PSE qui ne laisse que quelques mois de congés de reclassement et des indemnités "dérisoires".  

Isabelle Watrelle, salariée de chez AAA

Malika Bossier, salariée chez AAA

Tous ont le sentiment d'être "jetés". C'est le cas de Kévin Leroy, trente ans dont huit passés comme ajusteur-monteur chez AAA. "Je vais partir avec le minimum légal, c'est 500 euros par nuitée. Je vous laisse faire le calcul ça fait 3 500 euros", explique t-il.  

Kévin Leroy, salarié de chez AAA

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