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À Montpellier, la grève des éboueurs d'Urbaser dure, les poubelles débordent

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

Depuis le 5 décembre, les salariés d'Urbaser, une société de collecte des déchets, sont en grève. Le conflit s'enlise, la direction refuse de recevoir les salariés qui demandent des embauches et une revalorisation des salaires.

Quartier de la Pompignane à Montpellier, les bennes débordent en raison de la grève des salariés d'Urbaser débutée le 5 décembre.
Quartier de la Pompignane à Montpellier, les bennes débordent en raison de la grève des salariés d'Urbaser débutée le 5 décembre. © Radio France - Elena Louazon

"La direction joue la montre", s'agace Henri Annex, le représentant CGT des salariés d'Urbaser. Avec ses collègues, ils sont en grève depuis le 5 décembre pour demander la revalorisation de leurs salaires et l'embauche de salariés employés en intérim depuis plusieurs années. Malgré leur mobilisation, la direction de l'entreprise refuse de les recevoir après une première réunion, et la situation s'enlise.

Les ordures ne sont pas ramassées, ou le sont partiellement dans plusieurs quartiers : Aiguelongue, La Pompignane, Le Millénaire et Plan des 4 seigneurs à Montpellier, mais aussi Castelnau-le-Lez, Castries, Clapiers, Vendargues, Saint-Brès, Saint-Geniès-des-Mourgues, Montaud et Sussargues.

"C'est notre seule arme pour pouvoir se faire entendre, justifie Henri Annex. C'est malheureux : quand on dépose un préavis de grève, c'est pour dire à la direction qu'il faut discuter et qu'on s'arrête de travailleur pour ça. Mais la direction ne veut pas l'entendre. Si la direction était prête à nous écouter, demain on repart travailler ! C'est agaçant, il y du mépris, c'est une stratégie du bras de fer parce que si nous reprenons le travail, on ne discute plus de nos revendications".

Malgré les désagréments, les grévistes peuvent compter sur le soutien des habitants. "Même si ça nous dérange un peu, il faut être honnête avec soi-même, explique Sylvie, une habitante du quartier de la Pompignane. Je les soutiens, leur cause est légitime, je pense que c'est pour une belle cause qu'ils font ça". "C'est un mal pour un bien, abonde Maria. Ils ont raison, s'ils peuvent avoir gain de cause....j'aimerais qu'ils y arrivent ! Nous aussi nous sommes des petits salaires."

Certains craignent toutefois le retour des rats dans le quartier, déjà touché par le problème par le passé. "Là ce qu'on craint, c'est ce que ça peut générer comme virus, comme odeur....anticipe Alain. Mais bon, faudrait peut-être que tout en haut, on se demande pourquoi ils en sont arrivés là".

Certains ramassages ont été assurés dans les quartiers, mais pour certaines bennes, rien n'a été collecté depuis le 5 décembre, début de la grève
Certains ramassages ont été assurés dans les quartiers, mais pour certaines bennes, rien n'a été collecté depuis le 5 décembre, début de la grève © Radio France - Elena Louazon
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