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A Niort, une cheffe d'entreprise dans un monde d'hommes

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Par , France Bleu Poitou

Karine Bidaud a ouvert son agence France Hygiène Ventilation en mars 2020, à Niort. Un sacré défi alors que débutait la crise sanitaire. Il a aussi fallu qu'elle s'impose dans l'univers très masculin du bâtiment.

Karine Bidaud a ouvert l'agence France Hygiène Ventilation à Niort, en mars 2020.
Karine Bidaud a ouvert l'agence France Hygiène Ventilation à Niort, en mars 2020. - France Hygiène Ventilation

Être une femme patronne dans le milieu très masculin du bâtiment, c'est le défi relevé par Karine Bidaud, entrepreneure niortaise. En mars 2020, alors que démarrait la crise sanitaire, elle a ouvert l'agence France Hygiène Ventilation. Face à cet imprévu, "ça a été le parcours du combattant pour approvisionner, trouver du matériel, former mes collaborateurs", raconte la cheffe d'entreprise.

Karine Bidaud a dû immédiatement décaler ses embauches. Mais elle s'est accrochée, jugeant le secteur d'activité de la qualité de l'air "prometteur". Résultat : "l'entreprise fonctionne bien", même s'il manque _"le côté restauration_, car nous faisons du nettoyage de hôte professionnelle", détaille-t-elle, "très impatiente" d'arriver au déconfinement et de pouvoir enfin se payer.

Être un patronne dans un univers masculin

Mais la crise sanitaire n'est pas le seul défi que Karine Bidaud a dû surmonter. "Le bâtiment, c'est un monde dur, concède-t-elle, on y respecte le travail et la parole, mais _il faut faire ses preuves, d'autant plus quand on est une femme_." Même si elle se fait progressivement une réputation, "je sens que je suis attendue au tournant, confie-t-elle : on vérifie que mon travail a été bien fait, et on est parfois surpris de la qualité des travaux que je réalise, de mon professionnalisme"

On m'a dit que pour une femme j'étais extrêmement douée de bon sens !"

Il lui est aussi arrivé de faire les frais de préjugés et de remarques sexistes. "Par exemple, on me demande si je suis la commerciale quand j'arrive sur le chantier, et ils sont surpris quand je dis que je suis la patronne", relate Karine Bidaud. Un autre fois, "on m'a dit que pour une femme j'étais extrêmement douée de bon sens", se souvient-elle. La motivation de la cheffe d'entreprise de 51 ans n'en est que plus renforcée.

"Quand j'étais petite, on m'a dit qu'il fallait que je fasse médecine pour trouver un bon mari, explique-t-elle. Puis, on me parlait de faire un métier "de femme"." Elle a voulu "prouver le contraire", en devenant sa propre "responsable" et en démontrant les qualités managériales des femmes : "on a une façon différente d'appréhender les choses, plus d'empathie et de communication, détaille t-elle, et on est capables de faire 50 choses en même temps".

On peut dire qu'à son poste, Karine Bidaud est une exception, puisqu'en France, selon l'Insee, seulement trois femmes pour sept hommes sont à la tête d'entreprises privées. Et selon les chiffres de l’observatoire des métiers du BTP, les femmes ne représentaient que 12 % des salariés du secteur en 2018. Il a donc fallu "lever des freins" pour se lancer : "j'ai enfin pris confiance en moi, ce qui est souvent le gros problème des femmes, on n'est pas conscientes de la force qu'on peut avoir".

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