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A Orléans, le campement installé sous la place d'Arc bientôt démantelé ?

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Par , France Bleu Orléans

Sur France Bleu Orléans, le premier adjoint au maire d'Orléans Florent Montillot (UDI) a assuré que le campement situé en dessous de la place d’Arc allait bientôt être démantelé. Mais qui vit dans ce campement ? Et que va-t-il vraiment devenir ? Reportage.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Julien Raymond

Le campement installé sous la place d’Arc à Orléans n’existera plus dans les prochaines semaines : c'est ce qu’a récemment indiqué Florent Montillot, le premier adjoint au maire d’Orléans. Ils sont environ dix migrants venant principalement d’Afrique à y vivre depuis déjà plusieurs mois dans des conditions très précaires. Tous sont en France dans l’espoir d’y trouver du travail. 

Des conditions de vie très précaires

A deux pas de la gare et en dessous de la place d’Arc, se trouve un petit campement. Il y a plusieurs tentes, une cabane construite avec des toiles et des draps et des matelas à même le sol où sont installés une dizaine de migrants. Parmi eux, il y a Vamara et son frère. Ils viennent de Côte d’Ivoire et ont rallié Orléans il y a huit mois. Ils vivent dans des conditions très précaires. « Je suis sous cette tente depuis huit mois. Je suis venu en France pour trouver du travail. J’aimerais devenir chauffeur de train ou historien. J’ai d’ailleurs fait dix ans d’études mais j’ai dû arrêter faute de moyen », raconte-t-il.

« Il ne s’agit pas de démanteler un camp. L'objectif est de reconfigurer une place pour que tout le monde puisse y avoir accès et surtout trouver une unité de vie décente pour ces migrants »

Lundi 5 octobre dernier, Florent Montillot, premier adjoint au maire d’Orléans, chargé de la sécurité, affirmait sur notre antenne qu’il souhaitait faire démanteler ce camp : « Nous voulons faire disparaître le campement qui s'est installé sous la place d'Arc et qui est absolument innommable ». Une volonté nuancée par Régine Bréant, deuxième adjointe, en charge des solidarités à la mairie d’Orléans : « Il ne s’agit pas de démanteler un camp. L'objectif est de reconfigurer une place pour que tout le monde puisse y avoir accès et surtout trouver une unité de vie décente pour ces migrants ». 

Régine Bréant et Florent Montillot ne sont pas vraiment sur la même ligne à propos de ce campement

Yves Bodard, travailleur social loirétain, est agacé par la gestion de cette situation par la mairie. Il rencontre ces migrants tous les mardis soirs lors des maraudes citoyennes qu’il organise : « Si ces personnes occupent le sous-sol de la place d’Arc, c’est d’abord parce qu’ils sont à l’abri. Ce qui dérange la municipalité d’Orléans, c’est que ça rend visible ce qu’ils essayent de rendre invisible. Le moindre fait de violence va être amplifié et on va désigner ces migrants comme les coupables ». Rappelons qu'une violente bagarre en pleine journée a récemment défrayé la chronique, place d'Arc à Orléans.

Alors que les températures commencent sérieusement à baisser à Orléans, les services sociaux travaillent avec les services de l’Etat pour que chaque migrant soit pris en compte, assure Régine Bréant.

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