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A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.

Aujourd'hui en Bourgogne Franche-Comté, près de 70% des usagers voyagent dans des TER sans contrôleurs selon le conseil Régional(photo d"illustration)
Aujourd'hui en Bourgogne Franche-Comté, près de 70% des usagers voyagent dans des TER sans contrôleurs selon le conseil Régional(photo d"illustration) © Maxppp - Sebastien JARRY

La CGT Cheminots dénonce dans une lettre ouverte la nouvelle organisation de travail mise en place à partir de la rentrée sur la ligne TER Belfort-Montbéliard Besançon. En effet, à partir du 1er septembre 2020, la direction SNCF exploitera cette ligne en EAS : l'abréviation signifiant "équipement agent seul", le conducteur reste seul à bord.  

Pour le syndicat cette décision va "brader la sécurité des circulations, des biens, des agents et des usagers sur l’autel de la finance". La Région Bourgogne Franche-Comté, autorité organisatrice des transports et l'un des plus gros financeurs des lignes TER de la région, estime cette pratique "tout à fait adaptée". 

La sécurité des usagers remise en question?

"Le conducteur doit amener en sécurité l'ensemble des usagers d'un point A à un point B, il ne peut pas en plus avoir le rôle de contrôleur" estime Mazouz Benlazeri, secrétaire régional de la CGT Cheminot. 

"A l'heure où l'usager doit être au coeur de notre démarche, aujourd'hui on le perd. On le met dans un train. S'il a un problème d'agression ou besoin de conseils d'informations par rapport à son train ou à un éventuel retard, on lui dit de téléphoner au 3635. L'agent d'accompagnant est essentiel pour assurer la chaîne de sécurité et d'informations, et c'est cette chaîne que veulent casser certains élus locaux et la direction de la SNCF" dénonce le syndicaliste. 

La question des accidents aux passages à niveau

Le syndicat ne cesse de rappeler l'accident survenu dans les Ardennes en octobre dernier. Un TER a percuté un camion sur un passage à niveau, et le conducteur, seul à bord, et blessé, avait du prendre en charge les 11 autres personnes blessés. Sur la ligne Belfort-Besançon, "il y a 28 passages à niveau" rappelle Mazouz Benlazeri, soulignant que, de fait, "elle est donc une ligne potentiellement accidentogène".

Des brigades pour assurer la sécurité

Aujourd'hui, 70% du trafic est assuré de cette manière selon Michel Neugnot, vice-président de la Région Bourgogne-France-Comté, en charge des transports : "C'est une tendance dans toute la France. On donne le feu vert quand le matériel est adapté, quand la distance est courte. Le contrôle se fait différemment, en brigade et c'est beaucoup plus efficace". Quant à la sécurité des usagers "elle est assurée, à la satisfaction de tous. Ce système existe déjà sur des lignes très fréquentées comme entre Besançon et Djion, sans qu'il n'y ait eu la moindre alerte à ce sujet. Le conducteur est équipé de caméras dans chacun des compartiments, et vous avez un numéro d'appel pour lancer l'alerte au moindre sujet. Dans ces cas-là il y a toute une procédure d'alerte". 

Pour lutter contre les fraudes, des brigades de contrôle seront sollicitées, de manière inopinée, comme dans les transports dit "urbains".

Pour l'élu, cette question des "agents seuls" est un non sujet : "_On joue l_'avenir du transport en commun en ce moment, après la crise du COVID-19 il va falloir redonner confiance aux usagers, car ils sont très peu nombreux dans les trains. Le transport public est en danger, on a du mal à faire revenir les voyageurs vers le transport collectif". 

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