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Économie – Social

INFO FRANCE BLEU BÉARN - À Pau, plus aucun hébergement disponible pour les sans-abri

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Par , France Bleu Béarn

Plus aucune place en hébergement d'urgence n'est disponible dans le Béarn. Cette année, les demandes ont explosé et le service de l'État en charge de la question a largement dépassé le budget disponible. 60 nouvelles places sont promises dans les Pyrénées-Atlantiques d'ici la fin de l'année.

Le 115 ne peut répondre à aucune demande.
Le 115 ne peut répondre à aucune demande. © Maxppp - Pierre Destrade

Pau, France

Le dispositif est saturé. "Aujourd'hui on ne peut plus accepter de nouvelles personnes. Pour en faire rentrer certaines, il faut que d'autres sortent" reconnaît Véronique Moreau, directrice départementale de la cohésion sociale (DDCS). Une femme accompagnée de deux enfants de 7 et 9 ans a dû dormir dehors par manque de places au début du mois de juin. La situation a toujours été tendue. Ces deux dernières années, le nombre de demandes a explosé de 61%. Cette année particulièrement, le nombre de nuitées a plus que doublé passant de 11 000 à 29 000 entre janvier et mai.

Tous les financements alloués par l'État étant plus que dépassés, les seules places disponibles sont réservées aux femmes victimes de violences conjugales. Cette saturation est due en partie, selon Véronique Moreau, au fait que certains bénéficiaires restent plus longtemps que prévu dans des hébergements censés accueillir les personnes entre 4 et 15 jours maximum. 

Je comprends, il n'y a pas d'argent donc on réduit pour donner à ceux qui en ont le plus besoin. Mais ne disons pas qu'en France il y a de la place pour tout le monde" — Vincent Corpel, responsable des maraudes à Pau pour la Croix-Rouge

L'année dernière, 11 nouvelles places de mises à l'abri (incluant un passage de 4 jours maximum) avaient été créées, mais visiblement ce n'est pas assez. Avant la fin de l'année il y en aura donc 60 de plus dont au moins 20 en Béarn. Ce qui permettra de passer de 148 à 208 places d'hébergement dans les Pyrénées-Atlantiques. 

Des budgets dépassés

L'enveloppe annuelle donnée par l'État à l'hébergement d'urgence est consommée en un peu plus d'un mois. L'année dernière par exemple, l'État a octroyé 65 000 euros, mais au bout d'un mois, la somme était déjà dépensée. La DDCS a dû faire une rallonge de 285 000 euros. "Mais ce que l'on donne sur une ligne budgétaire, on le prend sur une autre ligne" explique Véronique Moreau. Cette année, la DDCS est allée piocher ailleurs 162 000 euros de plus que l'année dernière.