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À Perpignan, des entrepreneurs "en grande détresse" face à la fermeture de leur commerce

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Par , France Bleu Roussillon

La chambre de commerce et d'Industrie de Perpignan constate une grande détresse chez de nombreux entrepreneurs qu'elle accompagne.

Les conseillers de la CCI reçoivent de nombreux appels d'entrepreneurs désespérés par la situation de leur commerce.
Les conseillers de la CCI reçoivent de nombreux appels d'entrepreneurs désespérés par la situation de leur commerce. © Radio France - Claire Leys

La déprime constatée depuis le début du reconfinement en France touche particulièrement les entrepreneurs. Ces patrons de bars, de restaurants ou de salle de sport, ces gérants de discothèques ou de locations de ski notamment qui n'ont aucune date de réouverture prévue, et dont la situation économique est de plus en plus critique.

"Il y a des gens en très grande détresse", alerte Elisabeth Prévot, de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Perpignan. Depuis le début du premier confinement, l'équipe de conseillers aux entreprises en difficulté qu'elle chapeaute accompagne 1.500 entrepreneurs mis en difficulté par la crise sanitaire.

Et au bout du fil, certains chefs d'entreprises ont aussi besoin d'un soutien moral. "On le sent, raconte Elisabeth Prévot, par la parole, les larmes ou les mails désespérés. Et on a gens qui pleurent au téléphone. On n'est pas médecin mais il y a une prise en charge morale qu'il faut absolument traiter".

Des séances chez un psychologue

Car leurs difficultés dépassent souvent la seule question économique ou financière. "Il y a un impact social extrêmement important parce qu'un commerçant ne vit que des revenus de son commerce. Il n'a pas le droit théoriquement aux aides sociales et n'a pas droit au chômage s'il arrête", explique-t-elle.

La CCI oriente ainsi certains de ces entrepreneurs vers des assistantes sociales "quand la situation familiale est impactée ou quand il y a des enfants dans la famille dont on ne peut pas payer la cantine".

Et si l'aide proposée par la CCI n'est pas suffisante, elle les dirige vers l'Apesa, l'Association d'aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë, qui propose aussi un numéro d'écoute est aussi disponible, le 0.805.65.50.50.

"On propose de l'aide et s'ils acceptent, ils sont appelés dans l'heure et on a avec eux un entretien d'une heure. Des professionnels évaluent leur situation puis choisit le psychologue le plus proche possible et disponible rapidement pour le prendre en charge", détaille Danielle Boher, membre du bureau de l'Apesa dans les Pyrénées-Orientales, qui est aussi juge au tribunal de commerce de Perpignan.

Et l'Apesa finance ensuite cinq séances chez un psychologue aux entrepreneurs qu'elle accompagne. L'association lance justement un appel aux dons pour financer cette aide à des entrepreneurs en détresse.

"On redoute le pire pour les mois à venir." - Danielle Boher, juge au tribunal de commerce de Perpignan

Mais Danielle Boher s'inquiète des défaillances d'entreprises qui pourraient se multiplier dans les mois qui viennent. "Ce qui est inquiétant, c'est qu'on voit de moins en moins d'entrepreneurs au tribunal de commerce. Ça peut paraître paradoxal, mais l'Urssaf n'assigne pas et les entreprises ont reçu des aides qui font qu'elles tiennent encore le coup", explique-t-elle. 

"Mais sur le peu de dossiers que nous avions en octobre et en novembre, la proportion de personnes en détresse, au bord des larmes, désespérée parce qu'il n'y a pas d'autre issue, était plus importante, poursuit-elle. Parce qu'ils se demandent comment se retourner et comment retrouver un emploi. Donc on redoute le pire pour les mois à venir."

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