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Transports

Changement de réglementation du contrôle technique : à Perpignan, on anticipe

lundi 2 avril 2018 à 4:02 Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Roussillon

Une nouvelle réglementation concernant le contrôle technique, plus contraignante, entrera en vigueur le 20 mai. À Perpignan, beaucoup d'automobilistes anticipent et réalisent leur contrôle avant la date butoir pour économiser de l'argent, mais aussi se renseigner sur les modalités.

Le contrôle technique va être modifié à partir du 20 mai 2018. Photo d'illustration
Le contrôle technique va être modifié à partir du 20 mai 2018. Photo d'illustration © Maxppp - Lionel Vadam

Perpignan, France

C'est un changement qui devrait faire mal au portefeuille : à partir du 20 mai, une nouvelle version du contrôle technique va entrer en vigueur pour répondre à une directive européenne. Au menu : 132 points de contrôle, contre 124 auparavant et plus de 600 défauts désormais détectables. Des anomalies "critiques" (127 au total) seront désormais répertoriées, à faire réparer dans les 24 heures suivant le contrôle. Conséquence : ce contrôle plus complet, donc plus long, coûtera plus cher. 

À Perpignan, les automobilistes sont donc nombreux à anticiper et réaliser leur contrôle technique avant le changement de réglementation. Leur objectif : payer moins cher mais aussi éviter le risque de contre-visite, beaucoup plus important avec la nouvelle formule. C'est aussi pour eux l'occasion de demander plus d'informations à leur garagiste sur la nouvelle législation. 

"Ça va taper au portefeuille de ceux qui n'ont pas énormement de revenus."

Dans le centre Autovision du centre-ville, beaucoup de clients ont avancé leur rendez-vous pour bénéficier de l'ancienne version du contrôle technique et le secrétariat fait face à une augmentation des appels de 30%. Julien, automobiliste de 36 ans, s'apprête ainsi à faire passer sur le pont sa Honda, qui a six ans. Il est venu deux mois plus tôt pour être tranquille : "Ce n'est pas que c'est une épave mais on n'a jamais envie de faire des frais supplémentaires alors que la voiture est saine et pas dangereuse à mes yeux", affirme-t-il. Avec la multiplication des points de contrôle, il craint d'être retoqué facilement. "Sur le papier, ils ont l'idée de faire un parc plus propre et plus récent. C'est une bonne idée mais ça va taper au portefeuille de ceux qui n'ont pas énormément de revenus. Trop de lois tue la loi !"

Avec la nouvelle formule, des aspects jusqu'ici épargnés seront passés au peigne fin, comme l'électronique embarqué ou le kilométrage des voitures. Les clients ne viennent donc pas que pour économiser de l'argent : "Ils attendent aussi qu'on puisse leur expliquer les futures réparations qui seront à prévoir, pour savoir s'ils veulent conserver leur véhicule", explique Jean Christolhomme, contrôleur à Perpignan depuis une vingtaine d'années. "Ils veulent savoir s'ils pourront étaler sur deux ans les réparations, de façon à ce qu'ils se rendent conforme à ce que l'Europe exige pour le prochain contrôle." 

Les clients pourraient également bientôt faire face à une pénurie de contrôleurs. D'après Jean Christolhomme, beaucoup jettent l'éponge dernièrement parce qu'ils estiment que le contrôle renforcé les expose à une agressivité trop importante de la part des clients.