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À Pertuis, une ZAP pour empêcher l'extension de la zone commerciale

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Par , France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse

On connaissait la ZAD, Zone à défendre, voici la ZAP, Zone à patates ou Zone à protéger. À Pertuis (Vaucluse), des militants écologistes occupent une maison vouée à la destruction pour empêcher l'extension de la zone commerciale. Ils se sont enfermés dans les lieux jusqu'à l'abandon du projet.

Cette maison vouée à la destruction est occupée par les opposants au projet d'extension de la zone commerciale de Pertuis
Cette maison vouée à la destruction est occupée par les opposants au projet d'extension de la zone commerciale de Pertuis © Radio France - Fabien LE DU

Ils sont une vingtaine environ, peut-être davantage, jeunes et moins jeunes, toutes et tous militants écologistes, à se relayer dans cette maison située dans la plaine de la Durance. Une chaîne fermée par un cadenas est posée sur les grilles de l'entrée. À l'intérieur, on s'organise : barbecues, couvertures, tables, les opposants se préparent à une occupation de longue durée. Certains constituent des stocks de vivres.

Un projet de zone industrielle de 86 hectares

Leur cheval de bataille, l'extension de la zone commerciale de Pertuis : 86 hectares qui doivent être rognés sur la plaine de la Durance. Cinquante six sont destinés à accueillir des projets industriels, les trente restants devant être octroyés à l'entreprise Pellenc, propriété du maire de la ville, Roger Pellenc. Un projet dans les cartons depuis de nombreuses années mais qui commence à se concrétiser.

"Ces deux derniers mois, tout s'est accéléré, les maisons ont été vendues, les permis de démolir ont été délivrés, on a décidé d'entrer en action pour empêcher ces démolitions, et, à terme, mettre un coup d'arrêt à ce projet, se justifie Mya. Voilà pourquoi nous occupons cette maison déjà vendue. Si nous sommes à l'intérieur, elle ne peut pas être détruite".

"Ici, c'est une Zone à patates !" - Cath, militante écologiste

Pour ces militants écologistes, proches des "Soulèvements de la Terre", ce projet est un symbole : "Nous sommes contre les zones commerciales, l'artificialisation, la bétonisation des espaces. Ici, c'est une plaine agricole que nos anciens exploitaient, une trentaine de famille vit encore de ces terres, nous rejetons cette industrialisation qui va les mettre dehors" explique Cath, qui compte parmi les occupants de la maison.

Pour joindre le geste à la parole, les occupants ont décidé de cultiver les terres : des pommes de terre cet été, des céréales et des fèves aujourd'hui. Voilà qui justifie cette appellation de "Zone à patates". "C'est sa vocation", précise Cath en souriant .

"Des industries high-tech et non polluantes." - Roger Pellenc, maire de Pertuis

L'agriculture, le maire de la ville en connait un rayon. Roger Pellenc est à la tête d'une entreprise à la réputation mondiale dans la robotisation des récoltes. Il défend l'extension de la zone : "C'est crai que l'entreprise Pellenc doit récupérer 30 hectares, nous avons besoin de nous développer, c'est bon pour l'emploi dans tout le bassin de vie de Pertuis. Ce projet est prévu depuis les origines d'Iter à Cadarache. Moi je dis à ces opposants que la plaine de la Durance fait au total 1.600 hectares, et qu'il n'y a quasiment plus d'agriculteurs, 500 hectares sont à l'abandon. Que ces gens trouvent des agriculteurs qui veulent s'installer, on leur trouvera des terres."

Et Roger Pellenc de rassurer ses habitants : "T_out sera construit dans les règles de l'urbanisme, les industries seront high-tech et non polluante_s."

L'Établissement public foncier de PACA a acquis les terrains, cinq millions d'euros ont été investis pour rendre cette zone non-inondable en construisant des digues. Qu'importe, répondent les opposants : "_On restera tant que le projet ne sera pas retir_é", prévient l'un d'eux. Le bras de fer est bel et bien entamé.

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