Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Près de Toulouse, cinq travailleurs roumains travaillent sans salaire pour un sous-traitant d'Engie

mardi 29 mai 2018 à 18:58 Par Boris Loumagne, France Bleu Occitanie

Depuis près de deux mois, les salaires de cinq ouvriers roumains, employés sur le chantier du centre médical de Quint-Fonsegrives, en banlieue est de Toulouse, ne sont plus versés par leur entreprise. La CGT tente de leur venir en aide.

Les cinq ouvriers roumains réunis devant le siège toulousain d'Engie
Les cinq ouvriers roumains réunis devant le siège toulousain d'Engie © Radio France - Boris Loumagne

Quint-Fonsegrives, France

Ils ont travaillé deux mois mais ils n'ont pas été payés. Voilà la situation de cinq salariés roumains employés sur le chantier du centre médical de Quint-Fonsegrives, en banlieue est de Toulouse. Les salariés travaillent pour une entreprise savoyarde, la Savoisienne de Génie Climatique. Cependant, cette entreprise basée à Albertville va bientôt être placée en liquidation judiciaire. Elle se trouve donc dans l’impossibilité de verser les salaires à ses employés. Qui pourrait donc payer les salariés ? D'après le syndicat CGT, il y aurait bien une solution. Sur ce chantier, la Savoisienne est un sous-traitant de la société Axima, qui appartient à Engie. Les cinq ouvriers roumains, accompagnés de plusieurs délégués CGT ont donc tenté de discuter avec la direction du groupe Engie, en se rendant ce mardi devant le siège toulousain de la multinationale. Toutefois, ils ont trouvé porte close en arrivant.

"Engie est responsable" 

D'après Emmanuel Lopez, secrétaire local de la CGT Construction, c'est Engie Axima qui doit assumer le versement des salaires aux ouvriers roumains : "Si vous allez sur le chantier, vous voyez bien qu'Axima est le maître d'oeuvre. Donc Axima a la responsabilité de savoir quel sous-traitant il va employer. Axima doit également s'assurer du bon fonctionnement avec les sous-traitants, en termes de sécurité mais aussi en termes de rémunération. Axima doit s'assurer que la charte éthique déployée au niveau du groupe Engie doit être également appliquée au niveau de ses sous-traitants.

Mais il n'y a pas que les salaires qui doivent être versés par Engie, selon le syndicat. Emmanuel Lopez pointe du doigt ce qu'il appelle un cas de "travail dissimulé", à savoir le non-paiement d'heures supplémentaires : "Ces camarades ont travaillé 48 heures par semaine pendant un mois. Et cela dépasse largement ce qui est écrit sur leur bulletin de salaire.

La réponse d'Engie

La direction d'Engie estime de son côté qu'elle n'est pas responsable de la situation des ouvriers roumains. Selon la multinationale, la responsabilité incombe au sous-traitant. 

De leurs côtés, les cinq ouvriers roumains privés de revenus sont actuellement accompagnés financièrement par la CGT.