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Dossier : Challenge Jeunes d'Avenirs France Bleu

Saint-Étienne : la Promo 16-18 de l'Afpa "redonne courage" aux jeunes décrocheurs

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Journée spéciale Challenge Jeunes d'Avenir sur France Bleu Saint-Étienne Loire : votre radio met en relation les jeunes sans emploi et les patrons. Focus sur la "Promo 16-18" de l'Afpa de Saint-Étienne, qui remet en selle des jeunes décrocheurs entre 16 et 18 ans.

Exercice à l'Afpa (image d'illustration).
Exercice à l'Afpa (image d'illustration). © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Dans le cadre de la journée spéciale "France Bleu Challenge Jeunes d'avenirs", focus sur la "Promo 16-18" de l'Afpa, à Saint-Étienne, qui vise à aider des jeunes décrocheurs à trouver une formation ou un emploi. Interview avec son responsable, Sébastien Demontant. Les détails sur ce programme et les personnes à contacter si vous êtes intéressé(e) sont à retrouver sur le site de l'Afpa.

France Bleu Saint-Étienne Loire : La "Promo 16-18" à Saint-Étienne, c'est un dispositif du plan "1 jeune une solution", lancé par le Premier ministre en juillet 2020. Vous proposez une formation à des jeunes entre 16 et 18 ans au sein de l'Afpa, le centre de formation de Saint-Étienne... Cela s'adresse uniquement à des jeunes qui ne vont plus à l'école ?

Sébastien Demontant : C'est ça tout à fait ça, c'est un programme qui est destiné aux jeunes, comme son nom l'indique, âgés de 16 à 18 ans, et ce sont les missions locales de la région ligérienne les orientent vers nous. C'est un programme qui dure treize semaines. Nous avons démarré le dispositif depuis le 4 janvier à Saint-Étienne. Nous avons des entrées tous les quinze jours, donc nous pouvons accueillir jusqu'à dix-huit jeunes en théorie. Mais jusqu'à présent, on a plutôt des entrées d'environ neuf jeunes.

Et qu'est-ce-que vous leur faites faire exactement à ces jeunes ?

Durant le programme de formation, il y a quatre phases. La première phase est la phase d'engagement, donc tout simplement, qui va permettre aux jeunes de décider s'ils vont continuer le parcours, s'ils vont s'inscrire pour la totalité du parcours. Il y a ensuite la période de construction de l'avenir professionnel qui est coupée par la période d'initiation. Et puis ensuite, la quatrième phase est la phase de préparation à l'avenir.

Est-ce que vous proposez aussi des formations à ces jeunes, justement, quand ils réfléchissent à leurs projets d'avenir ?

Justement, c'est le but.  Disons que l'objectif de ce programme, c'est d'abord une sortie positive : qu'ils puissent sortir de l'Afpa et qu'ils puissent soit retourner à l'école, soit partir en apprentissage ou, pourquoi pas, en formation afin qu'ils puissent se rattacher à n'importe quel dispositif, que ce soit la garantie jeunes ou éventuellement, un service civique. Mais bien entendu, sur le centre de Saint-Etienne, les jeunes pourront effectuer des périodes d'immersion pendant lesquelles ils pourront découvrir les différents métiers qui seront proposés sur le centre de Saint-Etienne. 

On a envie de vous demander : est-ce que ça marche du coup ? Est ce qu'ils ont trouvé du travail de formation, ces jeunes-là ?

On a un premier groupe qui vient de terminer jeudi dernier, donc le 1er avril. Et sur les neuf jeunes qui sont arrivés le 4 janvier, on a six sorties positives. On a des jeunes qui partent en CFA plomberie. D'autres qui partent justement sur des diplômes de la petite enfance. Donc voilà, pour l'instant, il y en a qui ont trouvé. En effet, il y en a deux pour qui, justement, il va falloir creuser un petit peu plus. 

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Ce système là, ce dispositif, faut-il le pérenniser ? Est-ce que, à votre avis, ça vaut le coup de continuer sur plusieurs années ? 

Bien entendu, il me semble qu'il y a un réel enjeu pour ces jeunes, ces jeunes décrocheurs, de suivre cette formation en dehors du système scolaire, qui n'a pas fonctionné, parce que, justement, le principe de la Promo 16-18, c'est d'individualiser les parcours. Donc, on va vraiment s'attacher à chaque jeune différemment pour pouvoir construire leur projet de leur propre projet et les accompagner aussi pour la suite.  

Ce dispositif est financé comment ? Finalement, qui paye pour ces jeunes ?

C'est l'État qui est financeur, et on espère que ça va continuer.

Vous êtes plutôt fier de ce que vous arrivez à faire à Saint-Étienne ?  

Tout à fait. J'ai la chance de travailler avec une équipe très dynamique qui se donne au quotidien, qui fait un super boulot. Donc oui, en effet, je suis très fier de ce qu'on accomplit.  

Vous avez des retours aussi de ces jeunes, qui ont trouvé une porte de sortie ? Comment ils se sentent aujourd'hui ? 

Ils se sentent très bien. En fait, ils sentent qu'on leur a redonné courage, l'envie d'aller vers l'avant et ils sont très contents. Ils sont même déçus d'avoir quitté le dispositif au bout de treize semaines ! Ils auraient aimé continuer un peu plus pour la plupart d'entre eux. C'est vous dire !

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